CHRONOLOGIE DES GRANDES DATES EN HAÏTI

 

Lorsqu'elle fut découverte par Christophe Colomd, l'île d'Hispaniola était habité par des Arawaks et des indiens des Caraïbes.

 

·         3 Août 1492: A l'aube, une expédition de trois caravelles, la Santa Maria, la Pinta et la Niña, menée par Christophe Colomb, un marin né à Gênes, en Italie, laisse les côtes espagnoles à la recherche des terres de l'Ouest. L´expédition arrivera aux Bahamas deux mois plus tard, le 12 Octobre 1492.

·         12 Octobre 1492: L'expédition de Christophe Colomb arrive en Amérique, et touche terre sur une île de l'archipel des Bahamas. Cette île, appelée Guanahani par ses habitants, des indiens Tainos, est baptisée San Salvador par Christophe Colomb, fidèle à la promesse qu'il avait faite à la reine Isabelle, d'apporter la parole divine aux terres qu'il découvrirait.

·         5 Décembre 1492: Christophe Colomb débarque en Haïti, au Môle Saint-Nicolas.

·         24 Décembre 1492: La Santa Maria fait naufrage sur un banc de récifs, non loin de Limonade.

·         31 Août 1498: Christophe Colomb revient à Hispaniola où la situation est catastrophique. Les espagnols ont pour la plupart la syphilis et se battent entre eux. Bartolomé, le frère de Colomb, s'est révélé être un piètre gouverneur. L'Amiral retourne sa colère contre les indiens qu'il persécute et les envoie comme esclaves au Cap Vert et aux Canaries.

·         20 Mai 1506: Christophe Colomb meurt dans l'indifférence à Valladolid, en Espagne. Croyant qu'il avait découvert une autre route pour accéder aux Indes, il n'aura jamais su qu'il avait révélé à l'Europe l'existence d'un nouveau continent.

·         30 Mai 1695: Les Anglais pillent le Cap Haïtien, alors nommé Cap François.

·         13 Juillet 1695: Les Anglais rentrent à Port-de-Paix et pillent la ville.

·         20 Septembre 1697: Signature de traité de Ryswick, donnant à la France souveraineté sur la partie Ouest d'Hispaniola. La frontière entre l'est et l'ouest suit la rivière Massacre, puis vers l'ouest à la vallée de l'Artibonite, puis vers l'est, incluant la plaine du Cul-de-Sac, et finalement, vers le sud, en passant par la Foret des Pins et le morne La Selle.

·         Mars 1685: Publication de l'Edit Touchant la Police des Isles de l'Amérique Française de Louis XIV, ou Code Noir. Ce code réglementait les droits, limitations, et sanctions des esclaves

·         20 Septembre 1734: Incendie du Cap. La ville est rasée.

·         2 Avril 1770: Naissance d'Alexandre Sabès Pétion à Port-au-Prince, d'une mulâtresse et d'un blanc.

·         3 Juin 1770: Port-au-Prince est détruite par un tremblement de terre.

·         8 Septembre 1779: Un contingent de 1750 soldats, dirigés par le compte d'Estaing, débarquent en Georgie à fin d'aider les forces indépendantistes américaines dans leur lutte contre l'Angleterre. Ce contingent inclus un groupe de Chasseurs Volontaires de Couleur, parmi lesquels André Rigaud, Jean-Baptiste Chavannes, Laurent Férou, Louis Jacques Beauvais, et Henry Christophe.

·         9 Septembre 1779: Un contingent de 1750 soldats français et haïtiens, parmi lesquels André Rigaud, Jean-Baptiste Chavannes, Laurent Férou, Louis Jacques Beauvais, et Henry Christophe, se battent à Savannah, Georgie, contre l'armée anglaise. Les Anglais gagnent la bataille de Savannah, que George Washington appellera plus tard «the disaster of Savannah».

·         26 Août 1789: Date de rédaction de la «Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen», dont l'article premier est: «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune". Cette déclaration va à l’encontre des intérêts des grands planteurs de Saint Domingue, qui pressentent que l"esclavage est menacé.

·         5 Octobre 1789: Louis XVI, séquestré aux Tuileries (3 mois après la prise de la bastille), signe un manifeste écrit par La Fayette. Ce manifeste, intitulé «Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen», dont l'article premier est: «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune». Cette déclaration va à l'encontre des intérêts des grands planteurs de Saint Domingue, qui pressentent que l'esclavage est menacé.

·         22 Octobre 1789: L'Assemblée Nationale de France accepte une «pétition de droits» présentée par les «Hommes Libres de Couleur» de Saint Domingue. Cela marque la première fois qu'un groupe de noirs participera à une session de l'Assemblée Nationale.

·         28 Mars 1790: L'Assemblée Nationale approuve la création de «l’Assemblée Coloniale», une organisation crée par les colons français de Saint Domingue dans le but de protéger leurs intérêts, particulièrement l'esclavage.

·         12 Octobre 1790: Vincent Ogé débarque sur la cote nord de Saint Domingue, dans l'intention de faire respecter à Saint Domingue les principes d'égalité défendus dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

·         9 Mars 1791: Vincent Ogé et Jean-Baptiste Chavannes sont exécutés sur la Place d'Armes, au Cap-Haïtien, par la méthode du supplice de la roue.

·         15 Mai 1791: A Paris, L'assemblée Nationale émet un décret donnant aux mulâtres les mêmes droits politiques que les blancs.

·         7 Août 1791: Au cours d'une réunion à Mirebalais, Pierre Pinchnat est choisi comme leader d'un groupe de mulâtres s'opposant aux blancs, dans la tradition d'Ogé et de Chavannes.

·         11 Août 1791: Quelques esclaves des habitations Chabaud et La Gossette mettent le feu à quelques maisons. Cette révolte, prélude au Bois Caïman, est vite étouffée, et les esclaves pendus.

·         14 Août 1791: Boukman conduit une cérémonie vaudou au Bois Caïman, à Le Normand de Mézy, non loin du Morne rouge. Au cours de cette cérémonie, las participants, après avoir sacrifié un porc et bu son sang, jurent de tuer tous les blancs. La date de l'insurrection est fixée pour le 22 août.

·         20 Août 1791: Bataille entre blancs et mulâtres, à Nerette. Les blancs sont vaincus. Les mulâtres se dirigent alors vers le Cul de Sac; menés par Louis Jacques Beauvais et Alexandre Pétion, ils rencontrent un contingent de blancs à Pernier. Là encore, les mulâtres sont victorieux.

·         22 Août 1791: Huit jours après la cérémonie du Bois Caïman, vers dix heures du soir, les tambours des esclaves résonnent dans le Nord, particulièrement à l'Acul et au Limbé. A Noé, Climent, Flaville, Gallifet, et Le Normand, les esclaves, armés de piques, de manchettes et de torches, attaquent les blancs, tuent les hommes, violent les femmes et mettent le feu aux habitations. Deux mois après le début de cette insurrection, plus de 1000 plantations sont détruites, mais 10000 esclaves perdirent leur vie au cours de cette révolte.

·         24 Septembre 1791: L'assemblée Nationale, alarmée par les mauvaises nouvelles venant de la colonie, révoque son décret du 15 Mai, qui donnait aux mulâtres les mêmes droits politiques que les blancs

·         22 Novembre 1791: La nouvelle de la volte-face du 24 Septembre de l'Assemblée Nationale étant arrivée à Saint-Domingue, l'Ouest explose. Dirigées par Louis Jacques Beauvais, les troupes mulâtres attaquent les blancs de Port-au-Prince. La ville est détruite.

·         29 Novembre 1791: Pour contrecarrer le tumulte régnant à Saint-Domingue, L'Assemblée Nationale envoie une première commission à l'île. Cette commission, consistant de Frédérick-Ignace de Mirbeck, Philippe-Rose Roume, et Edmon Saint-Leger, débarque au Cap.

·         21 Décembre 1791: La commission arrivée le 29 Novembre commence à négocier une trêve avec les esclaves en révolte, représentés à cette réunion par Jean-François. Ces négociations échouent éventuellement.

·         22 Janvier 1792: Biassou envahit le Cap pour libérer sa mère, esclave de l'hôpital. Il tue les patients dans leur lit et retourne triomphalement dans les montagnes des environs, avec sa mère.

·         4 Avril 1792: L'assemblée Nationale fait une fois de plus volte de face et émet un décret mettant las blancs, noirs libres et mulâtres sur le même plan d'égalité politique. Pour faire appliquer ce décret, une deuxième commission est envoyée à Saint-Domingue, accompagnée de 6000 soldats. Cette commission consiste de Léger-Félicité Sonthonax, Etienne Polverel, et Ailhaud.

·         18 Septembre 1792: La deuxième commission de L'Assemblée Nationale, composée de Léger-Félicité Sonthonax, Etienne Polverel, et Ailhaud, et accompagnée de 6000 soldats commandés par le général Etienne Maynard Laveaux, débarque au Cap Français.

·         7 Mai 1793: Thomas François Galbaud, un général français expérimenté, débarque au Cap, envoyé de France par l'Assemblée Nationale, qui craignait une explosion à Saint-Domingue.

·         19 Juin 1793: Après avoir soumis le Nord et l'Ouest, Sonthonax et Polverel, essayant d'appliquer le décret du 4 Avril 1792, envoient une armée sur la Grande-Anse. Cette armée, appelée la Légion d'Egalité, est commandée par André Rigaud et composée d'esclaves armés qui seront libérés après un an de service militaire. La Légion d'Egalité est vaincue par les planteurs blancs sur l'Habitation Desrivaux, près de Pestel.

·         19 Juin 1793: Thomas François Galbaud, royaliste, se proclame gouverneur de Saint-Domingue, s'opposant à Sonthonax.

·         21 Juin 1793: Thomas François Galbaud, royaliste, s'étant proclamé gouverneur de Saint-Domingue, conquiert le Cap après une furieuse bataille contre les forces républicaines.

·         23 Juin 1793: Après la défaite du 21 Juin, les Jacobins arrivent à faire parvenir un message aux noirs: Tout noir qui prend les armes pour la République sera libéré. Macaya et Pierrot acceptent l'offre, et envahissent le cap, avec 10000 noirs. Galbaud est vaincu et s'enfuit en exil.

·         26 Juin 1793: Sonthonax et Polverel, qui s'étaient réfugiés à Breda pendant que Macaya et Pierrot combattaient Galbaud, retourne au Cap. Là, Sonthonax arme les noirs de mousquets en clamant: «Ces armes sont votre liberté. Quiconque voudra vous enlever ces armes voudra vous remettre en esclavage.»

·         29 Août 1793: Sonthonax et Polverel proclament la liberté générale dans le nord.

·         3 Septembre 1793: Les colons signent un traité d'intervention avec l'Angleterre à Santiago de la Vega. Ce traité stipule que l'occupation sera provisoire, la question de souveraineté sera réglée après la victoire, les lieux occupés par l'Angleterre seront administrés par un anglais assisté de six colons, les lois anglaises y seront appliquées, et l'esclavage y sera rétabli.

·         20 Septembre 1793: Les anglais, venant de la Jamaïque, occupent Jérémie.

·         22 Septembre 1793: Sonthonax et Polverel proclament la liberté générale dans l'Ouest et le Sud.

·         28 Janvier 1794: Candy, encerclé par les espagnols, est forcé de leur céder Fort Liberté.

·         2 Février 1794: Les anglais attaquent le fort Tiburon et l'occupent.

·         4 Février 1794: Après l'arrivée la veille d'une délégation venant de Saint-Domingue, l'Assemblée Nationale abolit l'esclavage.

·         19 Février 1794: Les anglais attaquent et occupent l'Acul de Léogane.

·         6 Mai 1794: Toussaint Louverture, après avoir communiqué avec Laveaux, se rend à Marmelade et, dirigeant un régiment de noirs sous la bannière de France, vainc une garnison de soldats espagnols et restore Limbé, l'Acul, Gros Morne et Plaisance à la France.

·         4 Juin 1794: Les Anglais conquièrent Port-au-Prince.

·         1er Mai 1796: Une troisième commission arrive de France à Saint-Domingue, avec pour mission de rétablir l'autorité de la république. Cette fois, la commission est composée de cinq membres: Sonthonax, Raymond, Roume, Leblanc et Giraud. Ils étaient accompagnés de 900 soldats.

·         23 Juin 1796: Vilatte et huit subordonnés sont arrêtés et embarqués à bord du Wattigny avec destination les donjons de Rochefort.

·         20 Juillet 1796: Arrestation et déportation de Vimeur Rochambeau.

·         20 Août 1797: Toussaint rentre au Cap et embarque Sonthonax sur un navire pour la France. Sonthonax ne reviendra jamais en Haïti.

·         8 Mai 1798: Les Anglais laissent l'Ouest pacifiquement, après que Toussaint ait accepté de suspendre ses opérations contre le Môle et la Grande-Anse.

·         22 Octobre 1798: Hedouville, commissionnaire du Directoire, chassé par Toussaint, embarque pour la France avec 1800 réfugiés, après avoir essayé de désarmer des régiments noirs du Nord. Toussait rentre au Cap et est reçu avec un Te Deum.

·         18 Juin 1799: Les troupes de Rigaud laissent Miragoâne et attaquent Fort Garit, à Petit-Gôave. Là, ils battent une garnison de Toussaint, commandée par Laplume.

·         25 Juillet 1799: Toussaint occupe Port-de-Paix, où Maurepas avait résisté, pacifiant le Nord-Ouest.

·         4 Février 1800: Rigaud essaye de faire venir du renfort et des provisions des Cayes, en utilisant deux navires, mais le USS Experiment, du blocus naval américain, coule un des navires et capture l'autre.

·         12 Mars 1800: Occupation de Jacmel par des régiments du Nord. Cette conquête de l'armée de Toussaint marque la défaite de Rigaud.

·         19 Juin 1800: Toussaint proclame l'armistice générale dans le Sud.

·         7 Juillet 1800: La guerre entre Rigaud et Toussaint recommence, au Vieux Bourg d'Aquin. Rigaud est encore battu, et l'armée mulâtre fait retraite. Toussaint essaie de négocier, mais Rigaud refuse.

·         25 Juillet 1800: Avancée finale de l'armée de Toussaint sur le Sud. Saint-Louis de sud capitule.

·         1er Août 1800: Rigaud, ayant perdu la guerre, ordonne que la ville des Cayes soit brûlée. Personne n'obéit. Toussaint rentre triomphalement dans la ville.

·         22 novembre 1800: Après le massacre des officiers de Rigaud dans le sud, Toussaint retourne au Cap et est triomphalement reçu.

·         25 Novembre 1800: Toussaint met Roume aux arrêts et l'emprisonne à Dondon, à fin de consolider sa position en tant que maître de l'île.

·         6 Janvier 1801: Une armée forte de 4500 hommes, menée par Paul Louverture, frère de Toussaint, et accompagnée de Toussaint lui-même, atteint la ville de Santo Domingo.

·         21 Janvier 1801: Capitulation de Don Joaquín, gouverneur espagnol de la partie de l'Est.

·         22 Janvier 1801: Après la défaite de Don Joaquín, Chanlatte embarque pour le Venezuela.

·         26 Janvier 1801: Toussaint reçoit les clés de Santo Domingo, et abolit l'esclavage.

·         22 Mars 1801: Toussaint rassemble un groupe d'hommes instruits: Bernard Borgella, Lacour, Viard, Raymond, Collet, Nogere, et 4 dominicains: Roxas, Munoz, Monceibo et Morillas, avec pour but de préparer une constitution pour l'île de Saint-Domingue.

·         9 Mai 1801: L'assemblée crée le 22 Mars 1801 présente à Toussaint la première constitution de l'île. Elle centralise les pouvoirs et nomme Toussaint gouverneur à vie, avec le droit de choisir son successeur. Les distinctions de couleur et l'esclavage sont abolis.

·         8 Juillet 1801: La constitution de Toussaint est promulguée au Cap, avec une grande cérémonie.

·         13 Octobre 1802: Vincent, chargé de présenter la constitution de Toussaint à Bonaparte arrive à Paris. Il est mit aux arrêts et emprisonné à l'île d'Elbe. Il y sera toujours 13 ans plus tard, quand Napoléon, après son abdication, y arrivera lui-même.

·         22 Octobre 1801: Insurrection à l'Acul, Limbé, Dondon, et Marmelade, pas d'anciens esclaves qui suspectent que Toussaint envisage de rétablir l'esclavage. 300 blancs sont égorgés.

·         4 Novembre 1801: Toussaint étouffe l'insurrection du 22 Octobre en forçant un groupe d'officiers suspects de se suicider et se tirant une balle à la tempe en public, au Cap.

·         8 Novembre 1801: Bonaparte, Premier Consul, écrit une proclamation s'adressant aux habitants de Saint-Domingue, leur demandant de se rallier autour du capitaine général Leclerc (son beau-frère), et leur assurant que l'esclavage ne sera pas rétabli.

·         15 Novembre 1801: Napoléon déclare être résolu à «Annihiler le gouvernement de noirs à Saint-Domingue».

·         29 Novembre 1801: Moyse, rendu responsable de l'insurrection du 22 Octobre, est fusillé.

·         29 Janvier 1802: Une flotte française de 67 navires, commandée par l'amiral Comte Louis-Thomas Villaret Joyeuse, et emmenant une l'armée de 21.175 hommes, commandée par Leclerc est en route pour Saint-Domingue. La moitié de cette flotte touche terre ce jour dans la baie de Samaná, dans l'Est de l'île.

·         2 Février 1802: Une force de 23 navires de guerre et de 5000 soldats français prend position en face du Cap. Christophe refuse à la flotte d'accoster.

·         4 Février 1802: Dans la soirée, un navire de guerre français, l'Aiguille, rentre dans la baie du Cap. Fort Picolet ouvre le feu. L'Aiguille et ses frégates de support répondent. Christophe brûle sa maison et ordonne que la ville soit incendiée. Le lendemain matin, presque toutes les 2000 maisons de Cap sont détruites.

·         5 Février 1802: Le général Boudet débarque avec 3000 soldats à Port-au-Prince. Lamartinière décide de lui livrer combat sans brûler la ville. Boudet s'empare de la ville, mais Lamartinière exécute tous ses résidents blancs, qu'il avait prit en otage.

·         7 Février 1802: Leclerc tient le Cap, détruit dans l'incendie du 4 février.

·         17 Février 1802: Leclerc déclare Toussaint rebelle et hors-la-loi.

·         23 Février 1802: Rochambeau, commandant 3000 soldats, bat les troupes de Toussaint à Ravine-à-Couleuvres.

·         4 Mars 1802: Debelle, venant de Port-de-Paix, attaque Dessalines à la Petite Rivière. Dessalines fait retraite vers la Crête-à-Pierrot où il gagne la bataille.

·         24 Mars 1802: Lamartinière, sous ordre de Dessalines, évacue la Crête-à-Pierrot. Cette défaite marque la fin de la lutte organisée contre la France jusqu'en octobre de la même année.

·         25 Avril 1802: Christophe libère 2000 otages blancs, cesse les hostilités, et rencontre Leclerc an Haut-du-Cap.

·         6 Mai 1802: Toussaint, assuré par Leclerc qu'il n'avait rien à craindre, rentre au Cap, et accepte de retourner sur sa plantation à Ennery.

·         23 Mai 1802: Dessalines se rend, ainsi que Belair, Lamartinière, et Gabart. Sous ordres de Leclerc, Dessalines prend stationnement dans l'Artibonite.

·         7 Juin 1802: Sous ordre de Leclerc, le général Brunet demande à Toussaint de le rencontrer sur l'Habitation Georges, près des Gonaïves. Là, Toussaint est arrêté et emmené aux Gonaïves.

·         8 Juin 1802: Aux Gonaïves, Toussaint est embarqué sur la frégate La Créole, qui se rend au Cap. Là, Toussaint est transféré sur le navire Le Héros, qui part pour la France.

·         20 mai 1802: Napoléon signe un décret préparé par le Duc de Decrès, Ministre de la Marine, rétablissant l'esclavage et la traite des noirs en Martinique, Tobago, et Sainte Lucie.

·         11 Juin 1802: Leclerc demande des renforts à Decrès, Ministre de la Marine. La raison, L'armée française est décimée par la fièvre jaune et la malaria. Leclerc n'obtient pas satisfaction.

·         14 Juin 1802: La nouvelle de la soumission de Toussaint arrive à paris. Bonaparte autorise Leclerc et Richepanse à rétablir l'esclavage à Saint-Domingue et en Guadeloupe. Richepanse le fait immédiatement en Guadeloupe.

·         24 Août 1802: Toussaint Louverture arrive au Fort de Joux, un château datant du neuvième siècle, situé dans le Jura, à l'Est de la France.

·         5 Octobre 1802: Belair et sa femme sont fusillés après avoir été condamnés par une cour martiale française.

·         12 octobre 1802: Pétion et Clervaux rejoignent les rebelles résistant à la France. Christophe et Dessalines font de même peu après.

·         16 Octobre 1802: Les forces révolutionnaires haïtiennes encerclent le Cap.

·         1er Novembre 1802: Leclerc meurt de la fièvre jaune. Rochambeau lui succède à la tête des forces françaises à Saint Domingue.

·         7 Avril 1803: Toussaint Louverture meurt dans sa cellule du Fort de Joux, d'une maladie pulmonaire.

·         12 Mai 1803: La trêve d'Amiens prend fin. La guerre entre la France et l'Angleterre reprend. Une partie de la flotte navale britannique se stationne au large du Cap, pendant qu'une autre se met dans le canal du vent, entre la presqu'île du Nord-Ouest et Cuba. Rochambeau est isolé de la France.

·         14 Mai 1803: Premier jour du congrès de l'Arcahaie, où tous les chefs de bandes, noirs et mulâtres, s'allient pour combattre les forces de Rochambeau.

·         18 Mai 1803: Dernier jour du congrès de l'Arcahaie. Tous les chefs de bandes acceptent l'autorité de Dessalines, qui déchire un drapeau français et jette sa bande blanche. Catherine Flon, filleule de Madame Dessalines, coud les deux bandes restantes, rouge et bleue, pour former le premier drapeau haïtien.

·         4 Août 1803: Laurent Ferou occupe Jérémie.

·         2 Septembre 1803: Gabart occupe Saint-Marc.

·         3 Octobre 1803: Lavalette, commandant français stationné à Port-au-Prince, se rend sous la pression de Dessalines et de Pétion.

·         9 Octobre 1803: Dessalines descend Turgeau et prend possession de Port-au-Prince.

·         17 Octobre 1803: Le siège de Jacmel par Magloire Ambroise prend fin; les assiégeants permettent aux forces françaises de se rendre à la flotte anglaise, stationnée au large de la ville.

·         17 Novembre 1803: Dessalines attaque le Cap, en commençant le bombardement du Fort Bréda.

·         18 Novembre 1803: Batailles de la Butte Charier et de Vertières. Dans l'après-midi, les bataillons de Capois-la-Mort et de Gabart prennent la Butte Charier. A Vertières, les grenadiers de Rochambeau tentent une contre-attaque finale, mais sont repoussés par Capois-la-Mort, Gabart, et Clervaux. La France a perdu la guerre.

·         4 Décembre 1803: Noailles laisse l'île pour Cuba avec les derniers soldats français de la presqu'île du Môle Saint Nicolas. Il n'y a plus de soldats français valides à Saint-Domingue.

·         31 Décembre 1803: Chareron écrit le premier Acte de l'Indépendance. Les généraux ne trouvent pas l'acte assez passionné, et le travail est confié à Boisrond Tonnerre.

·         1er janvier 1804: Haïti déclare son indépendance sur la place d'armes, aux Gonaïves.

·         9 Mars 1804: Dessalines rentre à Jérémie et exécute presque tous les blancs de la ville. Les seuls rescapés sont quelques docteurs et commerçants.

·         17 Mars 1804: Dessalines arrivé la veille à Port-au-Prince, élimine plus de 800 blancs.

·         21 Avril 1804: Dessalines arrive au Cap, avec l'intention d'exécuter tous les blancs. Cependant, Christophe le convainc d'épargner les anglais, les américains, les prêtres, et les docteurs.

·         8 Octobre 1804: Dessalines est couronné au Cap Haïtien. Son titre: Sa Majesté Jacques Premier, Empereur.

·         25 Février 1805: Santiago est conquise par une force de 30.000 hommes, menée par Dessalines.

·         7 Mars 1805: L'armée haïtienne converge sur la ville de Santo Domingo et l'assiège.

·         21 Mars 1805: Un escadron français, mené par l'amiral Comte de Missiessy, débarque à Santo Domingo, afin d'aider la ville à combattre les assiégeants haïtiens.

·         28 Mars 1805: Dessalines abandonne le siège de Santo Domingo et fait retraite vers Haïti.

·         20 Mai 1805: Dessalines ratifie la première constitution d'Haïti en tant que pays indépendant. Cette constitution accorde pleins pouvoirs à l'empereur, qui a le droit de nommer son successeur. Les blancs ne peuvent pas avoir de propriété. Les couleurs nationales sont changées: Elles sont maintenant noir et rouge.

·         8 Octobre 1806: Le Sud se révolte contre Dessalines, mené par Mécereau, un propriétaire terrien.

·         16 Octobre 1806: La révolte de Sud contre Dessalines atteint Port-au-Prince.

·         17 Octobre 1806: Dessalines, en route vers Port-au-Prince pour étouffer la révolte du Sud, est assailli au Pont rouge, juste au nord de Port-au-Prince. Après une période d'hésitation, un soldat nommé Garat tue le cheval de l'empereur. Dessalines tombe, et est tué par Yayou et Vaval.

·         20 Novembre 1806: Après l'assassinat de Dessalines, des élections sont tenues afin de former une assemblée constitutionnelle.

·         18 Décembre 1806: L'Assemblée Constitutionnelle se réunit à la cathédrale de Port-au-Prince.

·         27 décembre 1806: Une nouvelle constitution (la troisième), préparée par Alexandre Pétion et Jean-Pierre Boyer, est présentée à l'Assemblée Constitutionnelle. Haïti est déclarée une république avec un président et un sénat, et une séparation rigide des pouvoirs entre les deux.

·         28 Décembre 1806: Mécontent des termes de la nouvelle constitution, que limite sévèrement les pouvoirs du poste présidentiel auquel il aspire, Henry Christophe marche vers Port-au-Prince. Christophe est à l'Arcahaie quand le sénat le déclare hors-la-loi, et charge Pétion de défendre la capitale.

·         1er Janvier 1807: Pétion rassemble une armée, composée principalement de soldats du Sud, et affronte les forces de Christophe dans la plaine du Cul de Sac. Christophe gagne la bataille et poursuit Pétion, dont la vie est sauvée grâce au sacrifice de Coutilien Coutard, qui se met le chapeau de Pétion pour passer pour lui, et est tué à la place de son chef.

·         8 Janvier 1807: Christophe abandonne ses tentatives répétées d'envahir Port-au-Prince, défendue par Yayou et Lamarre au Portail Saint Joseph, et fait retraite vers Saint Marc.

·         17 Février 1807: Christophe et ses conseillers créent un nouvel état dans le Nord. Christophe est nommé président à vie, avec pratiquement les mêmes pouvoirs donnés au sénat à Port-au-Prince.

·         9 Mars 1807: Le sénat se réunit à Port-au-Prince pour choisir un nouveau président: Alexandre Pétion.

·         16 Juillet 1810: Lamarre est tué pendant la guerre du Môle, qui oppose les forces de Christophe à celles de Pétion dans le Nord-Ouest.

·         28 Septembre 1810: La guerre du Môle prend fin, Christophe contrôle la région, et devient chef incontesté du Nord, du Nord-Ouest et de l'Artibonite.

·         7 Avril 1810: Rigaud, qui, comme Toussaint, avait été emprisonné au Fort de Joux depuis 1802, retourne en Haïti et est reçu en héros aux Cayes.

·         3 Novembre 1810: Rigaud crée l'Etat du Sud, dont il se nomme président.

·         2 Décembre 1810: Pétion rencontre Rigaud à Miragoâne et accepte la création de l'Etat du Sud comme fait accompli. Les deux chefs résolvent de coexister pacifiquement.

·         26 Mars 1811: Le Nord est transformé en un royaume par un conseil d'état, et Christophe devient le roi Henry I.

·         5 Avril 1811: Henry I crée sa noblesse: quatre princes, huit ducs, vingt-deux comtes, trente-sept barons, et quatorze chevaliers de l'ordre de Saint Henry.

·         2 Juin 1811: Henry Christophe est couronné au Cap. Le Roi d'Angleterre, George III, envoie un représentant à la cérémonie.

·         18 Septembre 1811: Rigaud, malade, meurt sur sa plantation, l'habitation Laborde, à l'age de cinquante ans. Jérome Maximilien Borgella lui succède à la Tête de l'Etat du Sud.

·         7 mars 1812: Pétion organise une révolte aux Cayes contre Borgella et Rattache le Sud à la république de l'Ouest.

·         2 Juin 1812: Pétion tente de corrompre certains officiers de l'armée de Christophe à fin de le faire assassiner durant la messe, à Saint-Marc. Le complet est trahi. Avant la messe, Christophe prend personnellement commande de sa garde d'honneur et fait fusiller les comploteurs sur le champ.

·         24 Décembre 1815: Expulsé du Venezuela, puis chassé de la Jamaïque, Simon Bolivar débarque aux Cayes et est chaleureusement reçu. Quelques jours après, Bolivar rentre à Port-au-Prince et rencontre Pétion. Les deux deviennent amis.

·         10 Avril 1816: Bolivar laisse Haïti et retourne au Venezuela.

·         6 Juillet 1816: Bolivar abolit l'esclavage en Amérique Latine.

·         29 Mars 1818: Pétion meurt, après une longue maladie. Jean-Pierre Boyer, commandantde la garde présidentielle, prend le pouvoir, avec l'aide de Gédéon, alors que le sénat hésitait à désigner le prochain président.

·         15 Août 1820: Christophe est frappé d'une crise d'apoplexie pendant la messe à Limonade. Christophe est paralysé.

·         2 Octobre 1820: Les comploteurs, sachant Christophe paralysé, décident de frapper. Un groupe de soldats de Saint Marc se soulève contre l'autorité du roi et assassine le général de place, Jean Claude, coupent sa tête et l'expédie à Boyer, comme symbole d'allégeance.

·         6 Octobre 1820: Christophe ordonne au général Jean-Pierre Richard, Duc de Marmelade, de marcher sur Saint Marc et d'étouffer la révolte. Au lieu d'obéir, le général harangue ses troupes sur la place d'armes du Cap et les incite á la révolte. Le roi Henry essaye de contrecarrer la révolte et de descendre au Cap, mais s'effondre en tentant de monter sur son cheval.

·         7 Octobre 1820: Christophe dépêche le commandant Jean Baptiste Riché, à la tête de la garde royale, sur le Cap. Au haut du Cap, Riché rencontre une troupe de 5.000 rebelles. Après une brève confrontation, la garde royale abandonne ses armes et rejoint les rebelles. Riché fait de même. La nouvelle parvient à Christophe, qui se suicide à Milot d'une balle en argent à la tempe.

·         26 Octobre 1820: Boyer, à la tête de 20.000 hommes, arrive au Cap, maîtrise le général Jean-Pierre Richard, et rattache le Nord à la République.

·         30 Novembre 1821: Une junte, dirigée par Don José Nuñez de Cáceres, déclare Santo Domingo indépendante de l'Espagne. La junte demande à Haïti de reconnaître le nouveau pays et propose un traité d'amitié.

·         9 Février 1822: Boyer arrive aux portes de la ville de Santo Domingo, à la tête d'une armée. Cáceres lui présente la clé de la ville, fait flotter le drapeau haïtien sur l'ancienne cathédrale, et Boyer plante un palmiste, symbole de la liberté.

·         10 Mars 1822: Avant de retourner à Port-au-Prince, Boyer proclame la constitution loi suprême de Santo Domingo. La partie de l'Est restera une colonie d'Haïti pendant les prochains 18 ans.

·         17 Mars 1825: Charles X passe un décret reconnaissant l'indépendance d'Haïti, moyennant qu'une indemnité de 150 millions de francs soit payée en cinq ans.

·         5 Juillet 1825: Le commandant en chef d'une flotte de 14 navires de guerre français, Amiral Baron Mackau, est reçu par le ministre des affaires étrangères haïtien, Inginac. Mackau pose un ultimatum: Payez l'indemnité de 150 millions de francs, ou l'escadron commence les opérations militaires.

·         11 Juillet 1825: Boyer accepte les termes du décret de Charles X, et l'indépendance d'Haïti est reconnue par la France.

·         1er Mai 1826: Le sénat ratifie le Code Rural, préparé par Boyer.

·         17 Janvier 1830: Ferdinand Vii d'Espagne tente de reconquérir la partie de l'Est, en envoyant l'Intendant de Cuba, Don Felipe Castro, à port-au-Prince. Boyer met son armée sur pied de guerre. Castro rebrousse chemin.

·         12 Août 1831: Un cyclone cause un raz de marée sur les Cayes, tuant des centaines d 'habitants.

·         23 Janvier 1838: Devant l'incapacité du trésor haïtien de faire des versements réguliers pour satisfaire les termes de l'indemnité, une délégation française débarque en Haïti, et négocie un nouveau traité avec une équipe haïtienne menée par Inginac et Beaubrun Ardouin. Le nouveau traité reconnaît l'indépendance et la souveraineté d'Haïti, et la balance de l'indemnité est réduite à 60 millions de France, payable sur une période de trente ans, sans intérêts.

·         28 Mai 1838: Le traité de 23 janvier entre la France et Haïti est ratifié à Paris. La Hollande, la Prussie, la Suède et le Danemark reconnaissent l'indépendance d'Haïti peu après.

·         7 Mai 1842: Un tremblement de terre détruit Fort Liberté, Port de Paix, et Santiago de las Caballeros. Au Cap Haïtien, 10.000 personnes sont ensevelies sous les ruines.

·         27 janvier 1843: Les troupes de Boyer affrontent celles de Rivière Hérard à Mapou Dampuce, près de Léogane, et sont vaincues.

·         13 Février 1843: Boyer abdique et laisse Haïti pour la Jamaïque.

·         4 Avril 1843: Formation d'un gouvernement provisoire, formé d'Imbert, de Guerrier, et de Charles Rivière Hérard.

·         30 Décembre 1843: Ratification d'une nouvelle constitution, très libérale et difficile à appliquer dans le contexte du jour.

·         3 Janvier 1844: Inauguration officielle de Rivière Hérard à la présidence.

·         27 Février 1844: La République Dominicaine déclare son indépendance d'Haïti. Le mouvement séparatiste est mené par Juan Pablo Duarte, Francisco Rosario Del Sanchez, et Raymond Mella. Le trio saisit la forteresse de Punta Del Conde, à ciudad Santo Domingo, et chasse la garnison haïtienne de la ville.

·         29 Février 1844: Capitulation des forces haïtiennes occupant la République Dominicaine. Les troupes haïtiennes laissent Santo Domingo et embarquent pour Jacmel à bord de 3 navires. Ce jour marque la fin de 18 ans d'occupation haïtienne en République Dominicaine.

·         10 Mars 1844: Rivière Hérard, à la tête d'une armée de 10.000 hommes, traverse la frontière, dans le but de mettre fin à la révolte Dominicaine.

·         19 Mars 1844: L'armée dominicaine bat les haïtiens à Azua, mais fait retraite, craignant l'arrivée d'une deuxième colonne haïtienne. Rivière Hérard demande à Pierrot de venir le renforcer, un ordre auquel ce dernier ne peut obéir, car ses troupes sont battues à Santiago. Pierrot fait retraite sur le cap.

·         5 Avril 1844: Acaau, à la tête du mouvement des Piquets, se révolte contre Hérard et bat l'armée du gouvernement à Carrefour Quatre chemins, à la porte des Cayes.

·         25 Avril 1844: Pierrot fait secession dans le Nord et met Guerrier à la tête du nouvel état.

·         3 Mai 1844: Dans l'espoir d'apaiser la révolte du Sud, les Boyeristes mettent Philippe Guerrier au pouvoir. Toujours à Azua, Rivière-Hérard est notifié qu'il n'est plus président.

·         15 Avril 1845: Guerrier meurt, à l'age de 88 ans, après 11 mois au pouvoir. Il est enterré à Fort la Source, derrière Marchand. Les points saillants de son gouvernement sont l'établissement d'une poste interne, et la création de lycées au Cap et aux Cayes. Le conseil d'état choisit Jean-Louis Pierrot, beau-frère de Christophe, comme successeur de Guerrier.

·         10 Mai 1845: Le président Jean-Louis Pierrot fait une déclaration annonçant aux " citoyens de l'Est " que " L'unité nationale doit être reconstituée ", et qu'il ne renoncera jamais à " l'indivisibilité du territoire national ".

·         17 Mai 1845: Réagissant à la déclaration du 10 mai de Pierrot, l'armée dominicaine traverse la frontière, brûle Las Cahobas et Hinche, et occupe Cachiman.

·         22 Juillet 1845: Les troupes haïtiennes envahissent le plateau central et reprennent les villes occupées par les Dominicains lors de l'invasion du 17 mai.

·         17 Septembre 1845: Le conseil d'état envoie des troupes à Léogane à fin d'étouffer la révolte des Riviéristes. Le général rebelle, Pierre Paul, est décapité, et ses troupes sone massacrées.

·         28 Février 1846: La garnison de Saint Marc reçoit l'ordre de marcher sur la frontière. Elle refuse, et déclare le président Jean-Louis Pierrot déposé, et envoie des émissaires au général Riché, lui demandant de prendre le pouvoir.

·         1er Mars 1846: Jean-Baptiste Riché devient président d'Haïti. Ce même jour, il restore la constitution de 1816 de Pétion.

·         12 Mars 1846: Apprenant que son ennemi Riché est devenu président, Acaau soulève les Piquets dans le sud. Riché dépêche Samedi Télémaque à la tête d'une armée pour combattre les piquets. Le 12 mars, Acaau, encerclé, se suicide.

·         24 Juin 1846: Après le suicide d'Acaau, les Piquets, sans chef, sont vaincus par l'armée de Télémaque.

·         27 Février 1847: Jean-Baptiste Riché meurt d'une overdose d'aphrodisiaques.

·         1er Mars 1847: Le sénat choisit Faustin Soulouque pour succéder à Riché. Rapidement, Soulouque s'entoure d'hommes de confiance: Augustin " Similien " Maximilien est commandant de la garde du palais, le général Jean-Louis Bellegarde est gouverneur militaire de Port-au-Prince, et le colonel Dessalines (fils naturel de l'empereur) est chef de la police.

·         9 Avril 1848: Un groupe de supporteurs de Soulouque, les Zinglins, demande à Soulouque de se proclamer président à vie. Celui-ci accepte sans se faire prier. Soulouque forme rapidement un nouveau gouvernement.

·         16 Avril 1848: Afin de consolider son pouvoir, Soulouque tue ou emprisonne plusieurs membres de l'élite de Port-au-Prince, mulâtres, pour la plus part. Céligny Ardouin, frère de l'historien, est accusé d'être chef de la conspiration des mulâtres, et est grièvement blessé, puis traîné en prison.

·         23 Avril 1848: A la nouvelle d'une révolte dans le Sud, Soulouque part en campagne, laissant Port-au-Prince à Similien. A Aquin, Cavaillon, les Cayes, et Jérémie, Soulouque, assisté des Piquets et des Zinglins, tue près de 800 personnes.

·         15 Août 1848: Après avoir semé la terreur dans le Sud, Soulouque retourne à Port-au-Prince et est triomphalement reçu par les Zinglins. Peu après, Soulouque interdit, sous peine de mort, l'émigration d'Haïti.

·         9 Mars 1849: Soulouque envahit la République Dominicaine, à la tête d'une armée de 15.000 hommes.

·         16 Avril 1849: Soulouque fait emprisonner Similien, qu'il suspectait d'être devenu trop ambitieux. Similien restera en prison jusqu'à sa mort, en 1853.

·         30 Avril 1849: L'armée de Soulouque bat celle de Santana, près de la rivière Ocoa. Puis, soudainement, Soulouque abandonne sa marche sur Santo Domingo et retourne à Port-au-Prince. Les raisons de ce retrait n'ont jamais été tout à fait éclaircies, mais la petite histoire veut que Soulouque ait eu vent d'un complot à Port-au-Prince visant à le renverser.

·         26 Août 1849: Soulouque est déclaré empereur, à la suite d'une pétition circulée par les Zinglins.

·         20 Septembre 1849: Une nouvelle constitution permet à Soulouque de devenir empereur. Faustin premier, et ses descendants après lui, régnera à vie sur Haïti. Plus de 400 personnes reçoivent leur titre de noblesse.

·         18 Avril 1852: L'Empereur Faustin 1er et l'Impératrice Adelina sont sacrés au cours d'une cérémonie au Champ de Mars.

·         15 Décembre 1855: Soulouque, dans sa dernière tentative de réunir l'île, est battu par les troupes dominicaines, menées par le général Santander, à Santomé et Cambronal.

·         24 Décembre 1855: Le général Santander affronte encore les troupes haïtiennes, cette fois à Savana Mula, et bat l'armée haïtienne. Soulouque fait fusiller ses généraux Voltaire Castor, Dessalines (fils naturel de Jean-Jacques Dessalines), Beliard, suivis d'une multitude de colonels.

·         25 Janvier 1856: Les troupes de Soulouque sont encore battues, cette fois à Savana Larga.

·         14 Février 1856: Soulouque, vaincu en Dominicanie, rentre à Port-au-Prince à la tête de ses troupes, sans tambour ni trompette.

·         20 Décembre 1858: Geffrard, apprenant que Soulouque se méfie de lui, laisse Port-au-Prince sur un voiler et se rend aux Gonaïves.

·         22 Décembre 1858: Un comité révolutionnaire accueille Geffrard aux Gonaïves. L'empire est supprimé et la république rétablie. La constitution de 1846 est remise en vigueur.

·         23 Décembre 1858: Au cours d'une cérémonie aux Gonaïves, Geffrard est déclaré président d'Haïti.

·         2 Janvier 1859: Après avoir arrêté la femme et les filles de Geffrard, Soulouque marche vers les Gonaïves, où Geffrard organise son gouvernement.

·         5 Janvier 1859: Les partisans de Geffrard battent les troupes de Soulouque près de Montrouis.

·         15 Janvier 1859: Soulouque, renversé par Geffrard, laisse Haïti pour Kingston à bord d'un navire à vapeur, le Melbourne. Il reviendra en Haïti en 1867, et résidera à Petit Goâve, sa ville natale, jusqu'à sa mort.

·         23 Janvier 1859: Prestation de serment de Fabre Nicolas Geffrard, président.

·         18 Juillet 1859: Restauration de la constitution de 1846, avec quelques variations. La présidence à vie est rétablie. Fabre Nicolas Geffrard forme son corps militaire particulier, celui des Tirailleurs.

·         4 Septembre 1859: Assassinat de la fille du président Geffrard, Mme. Cora Maneville Blanchefort. Les assassins essayent de faire Geffrard sortir pour le tuer à son tour.

·         29 Septembre 1859: Naissance de Cincinnatus Leconte, petit-fils de Dessalines, et futur président d'Haïti.

·         28 Mars 1860: Date de signature à Rome du Concordat, entre le Vatican et le gouvernement haïtien, représenté par Pierre Faubert et J.-P. Boyer.

·         18 Mars 1861: Santana demande à la reine Isabelle II d'Espagne de subjuguer la Dominicanie.

·         6 Novembre 1861: Le général Léon Legros monte une conspiration contre Geffrard aux Gonaïves et essaye de s'emparer de l'arsenal. Geffrard est alerté à temps et le coup échoue.

·         1er Mai 1862: Le sénateur (et général) Etienne Salomonessaye de soulever les Piquets à Torbeck contre le gouvernement de Geffrard. Les Piquets ne bougent pas. Salomon et six autres généraux sont fusillés aux Cayes.

·         5 Juin 1862: Etablissement des relations diplomatiques entre Haïti, gouverné par Fabre Nicolas Geffrard et les Etats Unis, gouvernés par Abraham Lincoln.

·         27 Septembre 1862: Arrivée en Haïti du premier envoyé diplomatique américain, Benjamin F' Whidden.

·         19 Juin 1863: Aimé Legros, frère de Léon Legros, essaye de soulever les troupes de l'Artibonite contre Geffrard. Les troupes ne le suivent pas, et Legros et huit autres conspirateurs sont fusillés à Saint Marc.

·         10 Octobre 1863: Fabre Nicolas Geffrard rétablit la corvée, une loi exigeant que les citoyens construisent et maintiennent les routes du pays.

·         25 Avril 1864: Pendant une tournée de Geffrard dans le Nord, l'élite de Port-au-Prince essaye de s'emparer de l'arsenal. Le coup échoue. Après un procès mouvementé, les accusés sont condamnés à mort, mais les sentences sont commutées, et les accusés sont emprisonnés; certains sont même pardonnés.

·         12 Mai 1864: Geffrard inaugure le phare de Point Lamentin.

·         28 Février 1865: Un incendie éclate à Port-au-Prince. La ville n'a pas de pompiers; 350 magasins de la Grand Rue sont détruits et pillés.

·         7 Mai 1865: Salnave, à la tête d'une bande de dominicains, bat la garnison de Ouanaminthe et marche sur le Cap.

·         9 Mai 1865: Après avoir laissé Ouanaminthe, Salnave et les dominicains qu'il dirige rentrent au Cap sans trouver de résistance. Un comité révolutionnaire est formé, comprenant Démesvar Delorme. Une sécession du Nord est proclamée.

·         15 Mai 1865: Les troupes de Salnave affrontent celles de Geffrard, menées par le général Morisset, au Puilboreau.

·         22 Mai 1865: Le général Morisset est assassiné au sud de Plaisance par une bande de rebelles qui prétendaient vouloir se rendre.

·         9 Novembre 1865: Après six mois de guerre civile, Geffrard finit par conquérir le Cap, assisté de la marine anglaise. Salnave laisse la ville pour Montecristi, à bord du USS Desoto, un navire de la marine américaine. Avant de s'en aller, Salnave ordonne à ses troupes d 'incendier le Cap. Le pays ne pardonnera jamais à Salnave d'avoir encouragé l'ingérence des Anglais dans les affaires haïtiennes.

·         19 Mars 1866: A Port-au-Prince, un incendie éclate au centre-ville. Plus de 800 maisons sont détruites.

·         5 Juillet 1866: Soulèvement des généraux Victor Chevallier et Gallumette Michel aux Gonaïves. Geffrard réagit en embarquant ses tirailleurs à bord de l'Alexandre Pétion pour les Gonaïves.

·         13 Juillet 1866: La révolte du 5 juillet est étouffée quand le général Léon Montas débarque aux Gonaïves, venant du Nord. Les généraux Victor Chevallier et Gallumette Michel se sauvent à Inagua, dans les Bahamas.

·         21 Août 1866: Un groupe de rebelles s'empare de la mairie et de l'arsenal du Cap, mais encore une fois, les troupes du gouvernement sont victorieuses.

·         18 Septembre 1866: L'arsenal de Port-au-Prince saute et détruit plus de 200 maisons.

·         22 février 1867: Une centaine de tirailleurs se mutinent et attaquent le palais. Geffrard se défend, assisté seulement d'une poignée d'aides de camp. La révolte est étouffée grâce à l'arrivée au palais d'un détachement fidèle à Geffrard.

·         8 Mars 1867: Le président Geffrard, essayant de faire diminuer le mécontentement croissant du peuple, instaure la liberté de la presse, réduit son salaire, et promet une meilleure administration des affaires de l'état. Malgré ces concessions, un gouvernement provisoire est formé aux Gonaïves par Nissage Saget, Léon Montas, Salnave et Victor Chevallier.

·         13 Mars 1867: Geffrard abandonne le pouvoir et laisse le pays pour la Jamaïque, ou il restera jusqu'à sa mort.

·         4 Mai 1867: Salnave est nommé " Protecteur de la République ".

·         6 Mai 1867: Le sénat ratifie le poste de Salnave, qui devient président provisoire.

·         14 Juin 1867: Une nouvelle constitution est ratifiée. Le même jour, Salnave prête serment et devient président d'Haïti.

·         11 Octobre 1867: Durant une session parlementaire, Armand Thoby, député de Saint Marc, demande la libération du général Montas, emprisonné par Salnave. Chevallier accourt, menaçant, revolver au poing. Une mêlée s'ensuit, mais personne n'est blessé. Quelque jours plus tard, le peuple s'attaque à la chambre. Celle-ci est fermée, et n'ouvrira plus ses portes sous Salnave.

·         5 Novembre 1867: Léon Montas, emprisonné 7 mois plus tôt par Salnave, meurt dans sa cellule.

·         25 Avril 1868: Nissage-Saget se proclame général en chef de l'Artibonite et président provisoire de la république du Nord.

·         1er Mai 1868: Le général (et sénateur) Normil Dubois se proclame " Chef de l'armée constitutionelle du Sud ".

·         2 Mai 1868: Salnave s'embarque avec ses troupes sur un bateau à vapeur vers les Gonaïves pour combattre Nissage-Saget. A peine parti, l'élite de Port-au-Prince tente un coup d'état. Celui-ci échoue.

·         5 Mai 1868: Apprenant qu'un coup d'état a été tenté contre lui, Salnave revient à Port-au-Prince et fait ses troupes piller la ville.

·         8 Mai 1868: Michel Domingue se proclame " Chef de l'état Méridional du Sud ".

·         27 Mai 1868: Port-au-Prince est attaquée par les cacos au nord et les Piquets au sud.

·         15 Aout 1868: Le siège de Port-au-Prince est levé. Les Cacos retournent dans le Nord, ou ils feront alliance avec Nissage-Saget et Nord Alexis.

·         29 Novembre 1968: Signature d'un traité d'annexion de la République Dominicaine par les Etats Unis. Après deux ans de frictions entre Haïti et la Dominicanie, d 'invasions de Cacos sur la frontière, et de menaces du gouvernement américain envers Haïti, que les américains accusaient d'ingérence dans les affaires dominicaines, le projet d'annexion est abandonné.

·         4 Février 1869: Début du siège des Cayes par Salnave. La ville est défendue par Michel Domingue et son neveu, Septimus Rameau.

·         24 Octobre 1869: Nissage-Saget contrôle Port-de-Paix.

·         31 Octobre 1869: Salnave abandonne le siège des Cayes et retourne à Port-au-Prince.

·         4 Novembre 1869: Le général Chevallier abandonne Salnave et rejoint les Cacos.

·         14 Novembre 1869: Nissage Saget contrôle le Cap.

·         18 Décembre 1869: Brice et Boisrond-Canal attaquent Port-au-Prince par la mer, à la tête des Cacos. La ville est envahie. Salnave tente de défendre la ville, mais est obligé de s'enfuir en République Dominicaine.

·         27 Décembre 1869: Jean-Nicolas Nissage-Saget, Nord Alexis, et Domingue forment un gouvernement provisoire.

·         11 Janvier 1870: Cabral capture Salnave en République Dominicaine, le retourne à la frontière, et le remet aux cacos.

·         15 Janvier 1870: Salnave est ramené à Port-au-Prince et jugé par une commission militaire pour avoir violé la constitution. Dans l'après-midi, Salnave est fusillé dans la cour du palais.

·         20 Mars 1870: Jean-Nicolas Nissage-Saget est nommé président pour quatre ans.

·         2 Février 1871: Gallumette Michel, Seïde Télémaque, et Legros tentent de saisir l'arsenal. Le coup échoue, Saget emprisonne les comploteurs, et les fait passer devant un tribunal civil.

·         6 Novembre 1871: Port-au-Prince est encore prise aux flammes. La ville est partiellement détruite.

·         9 Février 1872: Incendie au Palais national, qui est complètement détruit.

·         15 Mars 1872: Le général Cinna Leconte, ancien allié de Salnave, débarque au cap, venant de la République Dominicaine, et capture l'arsenal et la prison.

·         16 Mars 1872: Nord Alexis arrive au Cap, reprend l'arsenal de Leconte, et chasse les rebelles. Leconte est fusillé, ainsi que huit autres comploteurs.

·         18 Juin 1872: Une expedition du gouvernement allemand, avec à sa tête le commandant Batsh, accoste à Port-au-Prince pour collecter une somme de 3.000 £ due à des marchands allemands. Le gouvernement ne réagit pas, et Batsh saisit deux navires de la marine haïtienne qui étaient ancrés dans le port. Le gouvernement rassemble rapidement la somme et la remet aux allemands, qui remettent les navires, mais pas avant d'avoir souillé d'excréments le drapeau haïtien. Le gouvernement haïtien pose une plainte formelle contre Batsh auprès du gouvernement allemand, cela sans conséquences.

·         4 Mars 1873: Gallumette Michel, Jules Legros et Zamor saisissent le magasin de poudre de Fort Bateau, aux Gonaïves. Le général de place, Montmorency Benjamin, soulève la ville contre les rebelles, qui sont massacrés.

·         13 Mai 1874: Nissage Saget, juste quelque jours avant l'expiration de son mandat, nomme Domingue commandant en chef de l'armée et donne sa démission.

·         21 Mai 1874: Nissage Saget laisse volontairement le palais national et retourne à Saint Marc, sa ville natale.

·         14 Juin 1874: Prestation de serment de Michel Domingue, qui a été élu président à l'unanimité par l'assemblée constitutionelle.

·         6 Août 1874: Ratification d'une nouvelle constitution. Celle-ci, basée sur celle de 1816, établit le terme du président à huit ans.

·         26 Avril 1875: Naissance au Cayes du célèbre naturaliste John James Audubon, files d'un marin français et d'une créole.

·         1er Mai 1875: Michel Domingue tente d'arreter Brice, Monplaisir Pierre et Boisrond-Canal. Brice et Pierre sont tués en essayant de se sauver, mais Boisrond-Canal arrive à se réfugier dans la résidence de l'ambassadeur américain, Ebenezer Basset. Cette résidence sera assiégée pendant cinq mois, jusqu'au 4 Octobre 1875.

·         4 Octobre 1875: Sous pression diplomatique des Etats-Unis, Domingue permet à Boisrond-Canal et son frère de partir pour l'exil à bord d'un navire américain.

·         15 Avril 1876: Michel Domingue est jeté, au cours d'une violente révolte. Le vice-président, rameau, est tué alors qu'il essayait de gagner l'ambassade de France.

·         17 Avril 1876: Boisrond-Canal rentre de la Jamaïque.

·         23 Avril 1876: Un gouvernement provisoire est crée, formé de Boisrond-Canal, Florvil Hyppolite, Louis Tanin, et Louis Audain.

·         12 Mai 1876: Lysius Salomon rentre en Haïti, après 17 ans d'exil.

·         17 Juin 1876: Nord Alexis tente de faire secession dans le Nord. Boisrond-Canal réagit violemment, et mène ses troupes pour le combattre. Nord Alexis, vaincu, se réfugie au consulat américain et part pour l'éxil.

·         10 Février 1877: Mariage du président Boisrond-Canal à Wilmina Wilson Phipps.

·         10 Septembre 1877: Le général Diamant saisit Fort Edouard et l'arsenal de Saint Marc, mais est vite battu et capturé.

·         18 Janvier 1878: Boisrond-Canal part en tournée dans le Sud, et laisse Port-au-Prince à la charge du commandant militaire Louis Tanin.

·         15 Mars 1878: Alors qu'il se trouvait à Jérémie, Boisrond-Canal apprend que le commandant Tanin a tenté de s'emparer de l'arsenal de port-au-Prince. Boisrond se dépêche de rentrer à la capitale, à bord du St. Michel, mais la révolte est étouffée avant même son arrivée. Les rebelles sont envoyés en exil.

·         16 Mars 1878: Révoltes contre Boisrond-Canal à Limonade, La Tannerie, et Saint Raphaël, encouragées à distance par Nord Alexis. Les révoltes sont étouffées par deux généraux, Monpoint Jeune et Séide Télémaque.

·         31 Décembre 1878: Mort de Fabre Nicolas Geffrard, en exil à Kingston.

·         30 Juin 1879: Au milieu d'une épidémie de fièvre Jaune à Port-au-Prince, une mêlée éclate au parlement. 500 hommes, menés par Bazelais, Hannibal Price, et Edmond Paul, se révoltent contre le régime. Les rebelles choisissent la résidence de Bazelais, près de l'angle de la rue Pavée et la rue du Centre, comme quartier général. Une bataille rangée règne dans ce quartier pendant trois jours, pendant lesquels Bazelais perd deux frères.

·         3 Juillet 1879: Boisrond-Canal envoie l'artillerie pour combattre la révolte de Bazelais. Les troupes du gouvernement mettent le feu à la maison de ce dernier, ainsi que celle d'Edmond Paul. L'incendie se répand à Port-au-Prince, et le centre-ville est détruit; 150 personnes sont tuées, et Bazelais se réfugie dans une ambassade, accompagné des autres chefs de la révolte.

·         17 Juillet 1879: Boisrond-Canal abandonne le pouvoir et embarque avec sa famille pour Saint Thomas.

·         17 Août 1879: Bazelais, qui continuait son insurrection aux Gonaïves, est battu et s'enfuit à Kingston, en Jamaïque.

·         19 Août 1879: Lysius Salomon retourne en Haïti.

·         3 Octobre 1879: Coup d'état du général Richelieu Duperval, qui renverse le gouvernement provisoire qui avait succédé à Boisrond-Canal et met Lysius Salomon au pouvoir.

·         23 Octobre 1879: Salomon est choisi par l'assemblée nationale comme prochain président.

·         26 Octobre 1879: Louis Félicité Lysius Salomon devient président, à l'âge de 64 ans.

·         1er Juin 1880: Haïti joint l'Union Postale Internationale et issue ses premiers timbres. Ceux-ci sont imprimés en France.

·         5 Avril 1880: Lysius Salomon, pressentant la préparation d'une révolte dans le Nord, arrête Nord Alexis.

·         20 Novembre 1880: Profitant de l'absence du président Salomon, en tournée dans le Sud, le général Mentor Nicolas laisse Port-au-Prince pour Saint Marc, où l'attendent des alliés, en vue de préparer une révolte. A son arrivée, il est accueilli par le commandant de la ville, le général Turenne Levieux, qui était au courant du complot, et mis aux arrêts.

·         29 Août 1881: La ville des Cayes est détruite par un incendie.

·         8 Décembre 1881: Pendant une épidémie de rougeole qui affecte le pays tout entier, le général Desormes Gresseau, ami de mentor Nicolas, saisit l'arsenal de Saint Marc et se révolte contre le gouvernement. Le commandant Turenne Levieux, malade, laisse son lit, reprend l'arsenal, et chasse les rebelles de la ville.

·         5 Mai 1882: Salomon fait fusiller Mentor Nicolas.

·         27 mars 1883: Jean Pierre Boyer Bazelais, à la tête d'une centaine de rebelles, débarque à Miragoâne, en provenance de la Jamaïque, avec l'intention de jeter le gouvernement de Lysius Salomon. Ce dernier était au courant de l'opération et avait déjà encercle la ville.

·         13 Avril 1883: Les Cacos se révoltent contre Salomon. Ce dernier écrase le soulèvement et garde contrôle de la situation.

·         6 Mai 1883: Salomon envoie Brudel, un diplomate français, négocier avec les rebelles stationnés à Miragoâne. Ils leur offre sauf conduit hors du pays, moyennant qu'ils se rendent. Bazelais refuse.

·         27 Mai 1883: Jérémie se soulève contre Lysius Salomon. Une terrible bataille s'ensuit, et Salomon est victorieux.

·         29 Mai 1883: Salomon offre de céder l'île de La Tortue aux américains, en échange pour leur protection contre une éventuelle attaque étrangère. Les Etats-Unis refusent.

·         22 Juillet 1883: Le lendemain d'une visite à chargée de menaces du secrétaire militaire de Salomon, Veriquain, une quarantaine de libéraux, menés par Barjon et Normil Chocoyé, se soulèvent à Jacmel, prennent l'arsenal, et emprisonnent les principaux partisans de Salomon. Mérisier Jeannis arrive à se sauver.

·         2 Août 1883: 800 Piquets, envoyés par Lysius Salomon pour aider Mériser Jeannis dans sa lutte contre les Jacmeliens. Le bataille de Derrière-la-Loge s'ensuit. Les Jacmeliens repoussent les Piquets, mais les pertes en vies humaines sont sévères.

·         3 Août 1883: Veriquain et plusieurs autres partisans de gouvernement sont fusillés par les rebelles de Jacmel, après la bataille de Derrière-la-Loge.

·         7 Août 1883: Combat au Bel-Air entre les troupes du gouvernement et un groupe de rebelles.

·         17 Septembre 1883: Salomon envoie encore une fois Mérisier et les Piquets à l'assaut de Jacmel. Encore un fois, les Jacmeliens les repoussent. Salomon décide d'assiéger la ville.

·         22 Septembre 1883: Le commandant de Port-au-Prince, Général Penor Benjamin, est assassiné par une trentaine d'étudiants des facultés de droit et de médecine, qui vont se réfugier au consulat d'Espagne après leur méfait. Salomon fait brûler les maisons de ses ennemis. Les pertes sont énormes.

·         23 Septembre 1883: Henry Piquant, ministre de la guerre de Salomon, est tué à Miragoâne. Quand la nouvelle arrive à Port-au-Prince, la ville est mise à feu et à sang: Les plus grands magasins sont pillés, puis détruits. La Grand Rue est réduite à un tas de cendres. Les ministères du Commerce, des Finances, et des Affaires Etrangères sont détruits. Les mulâtres sont tués à vue. Ce triste épisode, appelé plus tard la semaine la Semaine Sanglante, coûte la vie a plus de 4000 mulâtres. Quant à Salomon, sa colère est tellement forte qu'il devient délirant, d'après Brudel.

·         24 Septembre 1883: Salomon reçoit un ultimatum des représentants des gouvernements français, allemand, anglais, belge, espagnol, hollandais, norvégiens, et suédois, l'informant que les forces de leur pays interviendront si le pillage et la tuerie ne cessent pas immédiatement. A midi, la ville se calme.

·         27 Octobre 1883: Boyer Bazelais meurt à Miragoâne, attaqué de dysenterie. Ses lieutenants tiennent bon, et le siège de la ville continue.

·         8 Novembre 1883: Salomon offre aux Etats Unis l'île de La Tortue ou le Môle Saint Nicolas, selon leur préférence, avec en échange protection contre la France et l'Angleterre, le paiement par les Etats Unis de la dette nationale, et le don de deux navires pour renforcer la marine haïtienne. La proposition arrive auprès de Chester Arthur, président américain, qui refuse.

·         19 Novembre 1883: Salomon fait le navire Dessalines bombarder Jérémie.

·         21 Novembre 1883: Salomon fait le navire Dessalines bombarder Jacmel.

·         1er Décembre 1883: Les chefs des assiégés de Miragoâne votent de se rendre, neuf pour, six contre. Salomon refuse d'accepter leur capitulation et de leur accorder sauf-conduit. Le siège continue.

·         5 Décembre 1883: Jérémie capitule, et les forces de Salomon rentrent dans la ville. Le même jour, les rebelles de Jacmel négocient les termes de leur capitulation: Les chefs seront permis de partir pour l'exil, et les autres seront pardonnés.

·         31 Décembre 1883: Les troupes de Salomon rentrent à Jacmel.

·         4 Janvier 1884: Salomon fait fusiller une quarantaine des rebelles de Jacmel, à l'encontre des termes de leur soumission.

·         8 Janvier 1884: Les assiégés de Miragoâne laissent la ville et s'enfuient dans les mornes, avec à leur tête Mathurin Legros et Boileau Laforest. Les fuyards sont poursuivis par les troupes de Salomon.

·         13 Janvier 1884: Mathurin Legros, Boileau Laforest et leurs hommes essaient de gagner Petit Goâve, où sont stationnés des bateaux étrangers. Une poignée d'entre eux y arrivent ; plus d'une centaine d'autres, y compris Legros, sont tués.

·         17 Janvier 1884: L'insurrection libérale ayant échoué, Salomon, victorieux, embarque à bord du Dessalines pour visiter Grand Goâve, Petit Goâve, Miragoâne, Jérémie et Jacmel.

·         11 Septembre 1885: Tentative de prise de l'arsenal, au cap. Le commandant de la ville Tirésias Simon Sam, met les attaquants en fuite. Trois rebelles sont capturés et fusillés, et 16 autres sont appréhendés par la suite, et fusillés à leur tour, deux mois plus tard.

·         30 Décembre 1885: Plusieurs employés anglais de la Banque Nationale d 'Haïti sont jetés en prison, à la suite de l'affaire des mandats.

·         30 Juin 1886: Après une modification de la constitution, permettant au président de remplir un second terme, Salomon est réélu à la présidence.

·         23 Septembre 1887: Un tremblement de terre dans le Nord détruit la nouvelle cathédrale de Port-de-Paix.

·         24 Mai 1888: La tension monte à Port-au-Prince, quand un soldat décharge accidentellement son mousquet au marché. Salomon, menaçant, déclare être prêt à « fusiller le monde en pile ».

·         4 Juillet 1888: Le feu est mis à la chambre des députés. L'incendie se répand dans Port-au-Prince. L'école de Droit, l'église épiscopale, la Maison de l'évêque Holly sont détruites.

·         7 Juillet 1888: Nouveaux incendies criminels à Port-au-Prince. Le ministère de la Justice est détruit. Thompson, ambassadeur américain, dira plus tard que l'odeur d'essence émanait de tous les incendies de ce jour, qui éclataient un peu partout dans la ville. Salomon met des gardes à tous les coins de rues, sans grand succès.

·         4 Août 1888: Seïde Télémaque, commandant de la ville du Cap, rentre en révolte contre le gouvernement. Le Nord le supporte.

·         9 Août 1888: Salomon confie à l'ambassadeur américain, Thompson, qu'il envisage démissionner.

·         10 Août 1888: Hérard Laforest, commandant de Port-au-Prince, rejoint la révolte. Salomon laisse le pays pour la France. En partant, il déclare, « je leur ai laissé un cigare allumé aux deux bouts ».

·         15 Août 1888: Seïde Télémaque, en route vers Port-au-Prince, en provenance du Nord, arrive aux Gonaïves.

·         16 Août 1888: François Denis Légitime rentre à Port-au-Prince à bord du SS Albo, en provenance de Kingston, après deux mois d'exil.

·         23 Août 1888: Seïde Télémaque rentre à Port-au-Prince à la tête de ses troupes, dont deux divisions se stationnent en face du palais. La tension monte dans la ville.

·         17 Septembre 1888: Un gouvernement provisoire de sept membres, parmi lesquels Seïde Télémaque, François Denis Légitime, Boisrond Canal, et Florvil Hyppolite, organise des élections de l'assemblée constituante. Télémaque sort vainqueur.

·         28 Septembre 1888: Port-au-Prince devient un champ de bataille. Les troupes de Boisrond Canal attaquent celles de Télémaque. Ce dernier est tué.

·         19 Octobre 1888: Mort de Lysius Salomon, à Paris. Il est enterré au cimetière de Passy.

·         27 Novembre 1888: Un gouvernement provisoire est formé au Nord, sous le nom de la République Septentrionale, avec Florvil Hyppolite comme chef.

·         16 Décembre 1888: Une nouvelle constitution est ratifiée à Port-au-Prince et François Denis Légitime est nommé président pour un terme de sept ans.

·         27 Octobre 1888: Dardignac, envoyé par Légitime, saisit la ville de Jacmel. Mérisier Jeannis prend l'ambassade.

·         14 Juin 1889: Boisrond Canal embarque pour le Havre.

·         9 Octobre 1889: Florvil Hyppolite prend le pouvoir.

·         17 Octobre 1889: Florvil Hyppolite prête serment aux Gonaïves. Une nouvelle constitution, préparée par Firmin et Léger Cauvin, est ratifiée le même jour. Cette constitution restera en vigueur pendant 29 ans, la plus longue tenure d'un constitution dans l'histoire d'Haïti.

·         5 Novembre 1889: Hyppolite proclame une amnistie générale dans le pays.

·         14 Novembre 1889: Présentation à Port-au-Prince des lettres de créances de Frederick Douglass, premier ambassadeur noir des Etats Unis.

·         3 Février 1890: Hyppolite et Heureaux, président de la République Dominicaine, se rencontrent à Thomazeau, et acceptent de garder leur pays respectifs hors des affaires politiques de leur voisin.

·         25 Janvier 1891: L'amiral Gherardi, de la flotte américaine, débarque à Port-au-Prince, avec pour mission d'obtenir du gouvernement d'Hyppolite l'usage du Môle Saint-Nicolas.

·         9 Février 1891: Firmin refuse de négocier un traité concernant le Môle Saint-Nicolas, sous prétexte que les lettres de créance de l'amiral Gherardi sont signées par le secrétaire de la marine américaine, et non par le président Harrisson.

·         18 Avril 1891: L'amiral Gherardi revient en Haïti, avec les lettres de créance signées par le président Harrisson lui-même, comme demandé par Firmin, et demande encore une fois de négocier un traité d'utilisation du Môle Saint-Nicolas par les américains. Cette fois-ci, Gherardi est accompagné de sept navires de guerre.

·         22 Avril 1891: Le président Hyppolite refuse d'affermer le Môle Saint-Nicolas aux Etats-Unis, déclarant que la constitution ne le permettait pas.

·         27 Avril 1891: L'amiral Gherardi laisse les eaux territoriales haïtiennes, après le refus de Firmin et du président Hyppolite d'affermer le Môle Saint-Nicolas aux Etats-Unis.

·         28 Mai 1891: Le jour de la Fête Dieu, pendant que le président, sa famille et ses ministres se trouvaient à la cathédrale, un groupe de 70 rebelles, menés par le général Sully Guerrier et François Garcia, officier de la garde présidentielle, descend du morne l'Hôpital sur Port-au-Prince. Ils se rendent à la prison, libèrent et arment un groupe d'opposants. Les rebelles attaquent le palais, mais sont repoussés par les forces d'Hyppolite. Le président réagit avec violence, et fait tuer 150 membres de l'opposition.

·         22 Novembre 1891: Inauguration du Marché en Fer de Port-au-Prince.

·         16 Mars 1896: Les Piquets et les Rasoirs de Mérisier rentrent à Jacmel, pillent l'arsenal et vont se réfugier à Lafond.

·         24 Mars 1896: En réaction à l'attaque de du 16 Mars Mérisier, Hyppolite laisse la capitale à la tête de ses troupes vers Jacmel. Au portail Léogane, Hyppolite, frappé d'une crise d'apoplexie, tombe de cheval et meurt sur le champ. Son chapeau panama est piétiné par son cheval, d'où la chanson "Panama'm Tombé".

·         31 Mars 1896: Le général Tirésias Augustin Simon Sam est élu président d'Haïti par l'assemblée constituante.

·         20 Septembre 1897: Emile Lüders est emprisonné, à la suite d'une altercation avec la police. L'ambassadeur allemand, Comte Von Schwerin proteste, et Lüders est libéré, et déporté. Von Schwerin demande également que le juge du procès de Lüders soit révoqué, demande que le président Sam ignore.

·         6 Décembre 1897: Deux navires de guerre allemands, Charlotte et Stein, arrivent à Port-au-Prince, et leur capitaine, August Thiele, Fait les demandes suivantes:
1. Une indemnité de $20,000 est payée a Emile Lüders (voir 20 Septembre), et il est admis à retourner en Haïti.
2. Le gouvernement haïtien présente des excuses officielles au gouvernement allemand.
3. Un salut de 21 coups de canon aux couleurs impériales.
4. Une réception au palais pour le Comte Von Schwerin, ambassadeur allemand.
Haïti proteste, mais Thiele répond que si le gouvernement ne s'exécute pas, le palais sera détruit et Port-au-Prince bombardée. Le président Sam demande l'aide des Etats-Unis, qui refusent. N'ayant pas le choix, Sam accepte, et les navires Allemands s'en vont.

·         21 Avril 1900: Naissance de Dumarsais Estimé, à Verrettes.

·         11 Avril 1902: Jacmel est attaquée par des rebelles. L'assaut est repoussé, et 40 insurgeants sont arrêtés. Leur chef est fusillé dans les rues de la ville.

·         12 Mai 1902: Tirésias Simon Sam démissionne, trois jours avant l'expiration de son mandat. Ce même soir, une fusillade éclate au parlement. A même moment, une foule attaque le palais et l'arsenal. Causant une centaine de morts.

·         13 Mai 1902: Tirésias Simon Sam et ses ministres se placent sous la protection de corps diplomatique. Le même jour, Sam, Leconte et leurs familles embarquent pour Paris.

·         26 Mai 1902: Un gouvernement provisoire est formé par la junte de Boisrond Canal. Nord Alexis est invité à y faire partie.

·         27 Juin 1902: L'amiral Killick, allié de Firmin, bombarde le Cap, pendant que les troupes de Firmin attaquent celles de Nord Alexis. Nord Alexis sort victorieux du conflit.

·         28 Juin 1902: Le navire Toussaint Louverture échoue sur un banc de récifs à Caracol, non loin de l'emplacement ou avait coulé la Santa Maria (voir 24 décembre).

·         29 Juin 1902: Nord Alexis fait détruire la résidence de Firmin.

·         2 Septembre 1902: Le navire La Crête à Pierrot attaque dans la baie des Gonaïves un navire marchand allemand, le S. S. Markomannia, qui transportait des armes pour le gouvernement provisoire.

·         6 Septembre 1902: Le navire de guerre allemand S. M. S. Panther attaque le navire de l'amiral Killick, La Crête à Pierrot, dans la baie des Gonaïves ; la capitaine allemand Eckermann demande à Killick de se rendre. Killick se drape dans le drapeau haïtien et met le feu au magasin de poudre de La Crête à Pierrot, qui explose, tuant l'amiral.

·         17 Octobre 1902: Après la mort de l'amiral Killick et le naufrage de la Crête à Pierrot, Firmin laisse le pays pour Saint Thomas.

·         14 Décembre 1902: Nord Alexis rentre à Port-au-Prince en provenance du Cap, et est acclamé par l'armée.

·         17 Décembre 1902: L'armée d 'Haïti escorte Nord Alexis an Palais National.

·         21 Décembre 1902: L'assemblée Nationale ratifie la décision de l'armée et met Nord Alexis au pouvoir.

·         30 mars 1903: Nord Alexis fait dissoudre la chambre des députes.

·         1er Janvier 1904: Le jour du centenaire de l'indépendance, pendant que les cérémonies officielles se déroulaient aux Gonaïves, une trentaine de rebelles sont appréhendés à Port-au-Prince, chez le général Maxi Momplaisir. Celui-ci est exécuté sur le champ, ainsi que son fils et son aide de camp. Le reste du groupe sera également condamné à mort peu après.

·         14 Avril 1907: Naissance à Port-au-Prince de François Duvalier.

·         3 Janvier 1908: Le Docteur Louis Joseph Janvier, ayant annoncé sa candidature comme député de Port-au-Prince, est traîné dans les rues et battu par des supporters du gouvernement.

·         15 Janvier 1908: La nouvelle d'un tremblement de terre aux Gonaïves arrive à Port-au-Prince. C'est une ruse: Jean Jumeau est rentré de Saint Thomas et a conquis les villes de Saint Marc et Gonaïves, au nom de Firmin.

·         19 Janvier 1908: Les troupes du gouvernement, menées par Cincinnatus Leconte, débarquent à Saint Marc, après avoir bombardé la ville. Ils en chassent les rebelles de Jean Jumeau et marchent sur les Gonaïves.

·         21 Janvier 1908: Firmin arrive aux Gonaïves. Bien qu'il ait un grand support populaire, il apprend que la révolte bat de l'aile, car les rebelles manquent d'armes. Les armes de Firmin ont été interceptées par le gouvernement américain et saisies.

·         22 Janvier 1908: Les troupes de Jean Jumeau, 500 soldats armés tant bien que mal, affrontent les troupes du gouvernement, menées par Cincinnatus Leconte, et sont vaincues. Jean Jumeau est tué à Dessalines.

·         14 Mars 1908: Nord Alexis écrase un complot de Firministes à Port-au-Prince. Plus d'une dizaine de partisans sont tués, parmi lesquels Massillon Coicou.

·         16 Mars 1908: Un navire Allemand, le SMS Bremen, arrive à Port-au-Prince. Le gouvernement, craignant une intervention, arrête la tuerie qui sévit depuis deux jours.

·         5 Juillet 1908: Un incendie détruit 1200 maisons à Port-au-Prince.

·         15 Novembre 1908: Nord Alexis révoque Antoine Simon, commandant des Cayes.

·         19 Novembre 1908: Le général Antoine Simon, après avoir été révoqué par Nord Alexis, marche sur Port-au-Prince en provenance des Cayes, accompagné de ses troupes.

·         22 Novembre 1908: Le navire le plus imposant de la marine haïtienne sous Nord Alexis, le Croyant, échoue sur un banc de récifs, en face de Jérémie.

·         27 Novembre 1908: Les troupes d'Antoine Simon affrontent celles de Nord Alexis à l'Anse-à-Veau. Les troupes du gouvernement font retraite, et leur commandant, par peur de représailles, gagne l'ambassade.

·         30 Novembre 1908: Les troupes d'Antoine Simon arrivent à Léogane, Port-au-Prince est prise de panique.

·         1er Décembre 1908: Les troupes de Salomon font volte-face et se déclarent en faveur de la révolution d'Antoine Simon. Le cabinet ministériel gagne l'ambassade. Le président Alexis est pratiquement seul au palais.

·         2 Décembre 1908: Le fils de Boisrond Canal assiste Nord Alexis et permet qu'il monte à bord d'un navire français, qui l'emmène à Kingston.

·         6 Décembre 1908: Antoine Simon est nommé chef du pouvoir exécutif .

·         20 Décembre 1908: Le Sénat élit Antoine Simon président d'Haïti.

·         4 Juillet 1909: Pendant une tournée d'Antoine Simon, le train présidentiel rentre en collision avec un train de marchandises, faisant 10 morts et 20 blessés.

·         9 Janvier 1910: Antenor Firmin tente de rentrer en Haïti, à bord du SS Montréal, un bateau de croisière. Après une journée tendue, le gouvernement l'envoie à Saint Thomas.

·         2 Février 1910: Cincinnatus Leconte, supporté par Davilmar Théodore et Charles Oreste Zamor, s'empare de Ouanaminthe. Antoine Simon, apprenant la nouvelle, embarque son armée sur deux navires, et se rend aux Gonaïves. De là, Simon et ses troupes marchent sur le Nord. Une autre colonne de l'armée du gouvernement, menée par Joseph Jérémie, se dirige vers le Nord-Ouest, en passant par le Plateau Central.

·         6 Février 1910: Leconte, apprenant qu'Antoine Simon marche sur le Nord, rentre au consulat allemand au Cap, par prudence.

·         7 Février 1910: Les troupes d'Antoine Simon saisissent Fort Liberté et pillent la ville.

·         8 Mai 1910: Les Cacos se soulèvent contre Antoine Simon dans le nord.

·         20 Juillet 1910: Le général Vilbrun Guillaume se déclare partisan de Leconte.

·         24 Juillet 1910: Leconte rentre au Cap et est déclaré « Chef suprême de la révolution ».

·         25 Juillet 1910: La ville de Jérémie joint la révolution de Leconte.

·         1er Août 1910: La ville des Cayes se déclare pour Leconte. Port-au-Prince est encerclée.

·         3 Août 1910: Antoine Simon abandonne le pouvoir et laisse le pays pour Kingston.

·         7 Août 1910: Firmin tente une dernière fois de rentrer en Haïti, mais Leconte l'a devancé à Port-au-Prince. Firmin part pour Saint Thomas, ou il mourra 5 semaines plus tard.

·         14 Août 1910: Cincinnatus Leconte est nommé président par l'Assemblée Nationale.

·         20 Février 1911: Le SS New York accoste à Port-au-Prince. C'est le premier bateau de croisière à faire escale en Haïti. Les touristes sont reçus au champagne.

·         3 Avril 1912: Philander C. Knox, secrétaire d'état américain, débarque à Port-au-Prince. Dans un message adressé à Leconte, Knox indique qu'il est important que les pays de la région soient stables, pour protéger le Canal de Panama.

·         7 Août 1912: Le palais présidentiel explose, tuant le président et 300 soldats. L'explosion est causée par la réserve de poudre à canon du Navire l'Antoine Simon. Cette poudre avait été transférée au palais par mesure de précaution. Il n'a jamais été déterminé si l'explosion était accidentelle ou criminelle. Leconte est remplacé au pouvoir par Tancrède Auguste.

·         3 Mai 1913: Tancrède Auguste meurt, après une longue maladie.

·         4 Mai 1913: Pendant les funérailles de Tancrède Auguste, une fusillade intense commence en ville. Ce sont les soldats du général Edmond Defly, et ceux de Beaufossé Laroche, tous deux candidats à la présidence, qui opèrent. Seymour Pradel, ministre de l'intérieur de Tancrède Auguste, intervient, ce qui permet à l'enterrement de se dérouler. Dans la soirée, Michel Oreste est élu président par l'Assemblée Nationale.

·         12 Mai 1913: Prestation de serment de Michel Oreste, premier président civil d'Haïti.

·         1er Janvier 1914: Un groupe de rebelles se révolte contre le gouvernement à Thomazeau. Les troupes du gouvernement encerclent la localité, et 20 rebelles sont exécutés sur le champ, y compris un général.

·         4 Janvier 1914: Les Cacos rentrent en révolte contre le gouvernement de Michel Oreste, et saisissent Trou du Nord et Mombin Crochu.

·         23 Janvier 1914: Les Cacos, en révolte contre le gouvernement de Michel Oreste, contrôlent tout le Nord d'Haïti.

·         26 Janvier 1914: Le président Michel Oreste apprend, au cours d'un dîner, que la ville de Saint Marc s'est déclarée contre le gouvernement. Le président annonce alors qu'il donnera sa démission le lendemain.

·         27 Janvier 1914: Charles Zamor revient d'exil, et débarque au Cap. Le même jour, Michel Oreste démissionne, et laisse le pays à bord d'un navire de la marine allemande.

·         5 Février 1914: Davilmar Théodore et ses troupes arrivent au Cap. La ville est pillée et mise à feu, mais les troubles s'arrêtent quand le navire de guerre américain USS Nashville arrive en face du Cap. Théodore gagne alors la Grande Rivière du Nord et organise une révolte de Cacos.

·         7 Février 1914: Oreste Zamor et ses troupes arrivent par train à Port-au-Prince, en provenance de Saint Marc.

·         8 Février 1914: Oreste Zamor est choisi comme président d'Haïti par l'Assemblée Nationale.

·         19 Juillet 1914: Le capitaine Defly attaque le palais national. L'assaut est repoussé, et Defly se réfugie à l'ambassade d'Allemagne, pendant que plusieurs de ses hommes sont exécutés dans les rues.

·         29 Août 1914: Oreste Zamor reprend Ouanaminthe des Cacos. Davilmar Théodore arrive à s'enfuir en se déguisant en femme pour traverser la frontière à pou Dajabón.

·         14 Octobre 1914: Rosalvo Bobo attaque la prison du cap pour libérer les rebelles qui y étaient détenus. L'assaut est repoussé, et Bobo se réfugie au consulat allemand.

·         18 Octobre 1914: A court de fonds, Charles Zamor évacue le cap, pendant que son frère Oreste laisse le Nord Est et mène ses troupes vers Port-au-Prince.

·         19 Octobre 1914: Zamor ayant laissé le Cap, Bobo sort du consulat allemand et se proclame chef civil de la révolution. Théodore est proclamé président et nomme Bobo ministre de l'intérieur.

·         28 Octobre 1914: Les frères Zamor se rencontrent au Gonaïves et embarquent et embarquent sur le SS Prins Willems V, en direction de Curaçao, avec escale à Port-au-Prince.

·         29 Octobre 1914: Charles Zamor arrive à Port-au-Prince et trouve le Palais National pillé. Zamor prend rapidement refuge à la mission diplomatique française.

·         30 Octobre 1914: Oreste Zamor s'en va à Curaçao, à bord du SS Prins Willem V.

·         7 Novembre 1914: L'Assemblée Nationale élit à l'unanimité Joseph Davilmar Théodore président.

·         10 Novembre 1914: Joseph Davilmar Théodore, élu le 7 novembre à la présidence, prête serment.

·         12 Novembre 1914: Le gouvernement américain offre une aide financière au gouvernement de Davilmar Théodore, avec en échange le contrôle des douanes, du chemin de fer, des banques, et l'assurance qu'aucun pays ne sera autorisé d'utiliser le Môle Saint Nicolas.

·         17 Décembre 1914: Un détachement de marines débarque à Port-au-Prince, enlève le fond de retraite de la BNRH ($500.000), et le transporte à New York. Solon Menos, ambassadeur d'Haïti à Washington, proteste avec véhémence contre cette violation de la souveraineté nationale.

·         1er Janvier 1915: Les Etats Unis deviennent protecteurs officiels de la Banque Nationale de la République d 'Haïti. Le drapeau haïtien est remplacé par celui des Etats Unis aux bureaux de la banque à la rue de Magasin de l'Etat.

·         15 Janvier 1915: Vilbrun Guillaume annonce au Cap Haïtien sa candidature à la présidence. En même temps, une armée de Cacos, menée par le général Metellus, s'approche de la ville, pour prêter support à Guillaume.

·         19 Janvier 1915: Vilbrun Guillaume se proclame chef du pouvoir exécutif, avec l'appui des Cacos. Guillaume contrôle le Nord.

·         23 Janvier 1915: A la nouvelle de l'insurrection au Nord de Vilbrun Guillaume, un navire de guerre américain, le Washington, débarque au Cap Haïtien.

·         25 Janvier 1915: L'Amiral Caperton rencontre Vilbrun Guillaume, et lui fait promettre que les Cacos ne détruiront ou pilleront pas les villes qu'ils occupent.

·         5 Février 1915: Vilbrun Guillaume rentre aux Gonaïves et reçoit un salut de 21 coups de canon.

·         18 Février 1915: A Jacmel, Hannibal Hilaire annonce être en révolution contre le gouvernement de Davilmar Théodore et marche sur Port-au-Prince.

·         22 Février 1915: Le président Davilmar Théodore, attaqué de tout flancs, donne sa démission et laisse le pays pour Saint Domingue.

·         25 Février 1915: Vilbrun Guillaume, maintenant appelé Vilbrun Guillaume Sam, rentre à Port-au-Prince et est proclamé chef du pouvoir exécutif.

·         4 Mars 1915: L'assemblée Nationale ratifie l'avènement au pouvoir de Vilbrun Guillaume Sam.

·         9 Mars 1915: Vilbrun Guillaume Sam rentre au palais national et commence son terme à la présidence. Le même jour, le taux de change de la gourde passe de $0.125 à $0.175.

·         25 Avril 1915: Les troupes de Rosalvo Bobo rentrent au Cap, et pillent les douanes.

·         5 Mai 1915: Rosalvo Bobo rentre au cap. Peu après, ses forces occupent également Fort Liberté, Terrier Rouge, Limonade et Quartier Morin.

·         19 Mai 1915: Un bateau de la marine française, le Descartes, rentre au Cap Haïtien et chasse les Cacos de la ville. Rosalvo Bobo fait retraite sur Limonade.

·         1er Juillet 1915: Le USS Washington arrive au Cap, et un contingent de Marines débarque, avec pour mission officielle de maintenir la paix dans la ville.

·         26 Juillet 1915: Un groupe lourdement armé de 52 confédérés, menés par Charles de Delva et Ermane Robin, attaque le Palais National. Vilbrun Guillaume Sam gagne la Mission Diplomatique de France. Le général Charles Oscar Etienne, fidèle à Sam, fait massacrer les prisonniers politiques ; 168 détenus sont tués ce matin. Edmond Polynice perd trois fils au cours de ce massacre. Dans l'après-midi, Polynice se rend au consulat dominicain, ou s'est réfugié Charles-Oscar Etienne, et le tue sur le champ. Le corps d'Etienne est ensuite traîné dans les rues par le peuple de Port-au-Prince.

·         28 Juillet 1915: Charles Zamor, accompagné de 80 hommes, rentre à la Mission Diplomatique française, à la recherche de Vilbrun Guillaume. Celui-ci est découvert, tué, et son corps démembré est traîné dans les rues. A la nouvelle de l'invasion de la Mission Diplomatique française, les Marines débarquent à Bizoton dans l'après-midi.

·         10 Août 1915: Les américains organisent des élections, au bout desquelles la chambre des députés élit Sudre Dartiguenave président.

·         15 Août 1915: Le Colonel Littleton W. T. Waller arrive en Haïti et prend en charge les 2029 Marines stationnés dans le pays. Le même jour, Rosalvo Bobo, craignant d'être assassiné, laisse Haïti pour Saint Domingue. Il ne reverra jamais le pays.

·         21 Août 1915: Le gouvernement américain prend en charge les douanes haïtiennes, contrôlant ainsi l'unique source de revenus du pays.

·         3 Septembre 1915: Le gouvernement américain déclare la loi martiale en Haïti

·         7 Septembre 1915: Pauléus Sanon, ministre des Relations Extérieures de Dartiguenave, est remplacé par Louis Borno.

·         16 Septembre 1915: Louis Borno signe un traité à bord du U.S.S. Washington, rendant officielle l'occupation américaine.

·         26 Septembre 1915: Affrontement entre un peloton de Marines et un groupe de Cacos. Les Cacos, portant leur foulard rouge, tuent deux Marines et se replient sur Quartier Morin.

·         17 Novembre 1915: Les marines attaquent Fort Rivière, le dernier bastion des Cacos dans le Nord, situé au sommet de la montagne noire, entre Grande Rivière, Dondon et Saint Raphaël. Le général Josephete, chef des Cacos, est tué avec 50 de ses hommes.

·         5 Janvier 1916: Antoine Pierre Paul attaque le palais national, aidé d'une bande de Cacos, dans l'intention de mettre Pauléus Sanon au pouvoir. Les Marines défendent le palais, et le coup échoue.

·         1er Février 1916: La gendarmerie d 'Haïti est mise en place. Elle consiste d 'un groupe de 1500 hommes, remplaçant l'armée.

·         5 Avril 1916: Sudre Dartiguenave dissout le sénat, avec l'appui des américains.

·         1er Janvier 1918: Ouverture officielle d'une route reliant Port-au-Prince au Cap. Cette route a été construite par les paysans haïtiens travaillant sous les termes de la corvée, un système établi par Geffrard en 1863.

·         23 Février 1918: Ouverture d'une route reliant Port-au-Prince à Mirebalais et Las Cahobas, en passant par le morne à Cabris. Cette route a été construite par les paysans haïtiens travaillant sous les termes de la corvée, un système établi par Geffrard en 1863.

·         3 Septembre 1918: Charlemagne Péralte gagne les montagnes entourant la Plain du Nord, est rejoint par un groupe de Cacos, et se déclare en révolte contre l'occupation américaine.

·         1er Octobre 1918: Abolition de la corvée pas les Américains, le système étant devenu trop impopulaire.

·         17 Octobre 1918: Affrontement entre une centaine de Cacos et la gendarmerie de Hinche. Trente-cinq Cacos et deux gendarmes sont tués, après quoi les Cacos battent la retraite.

·         10 Novembre 1918: Soixante Cacos attaquent la gendarmerie de Maïssade et pillent la ville.

·         6 Octobre 1919: Les Cacos attaquent Port-au-Prince, mais sont repoussés par la gendarmerie et les Marines.

·         30 Octobre 1919: Le major Meade et une colonne de gendarmes débarquent à Grande Rivière, et de là, attaquent le campement de Charlemagne. Celui-ci est assassiné de deux balles au cœur.

·         15 Janvier 1920: Trois0cent Cacos, avec à leur tête Benoît Batraville, attaquent Port-au-Prince Les Marines réagissent rapidement, et sortent victorieux du combat qui s'ensuit. Plus de soixante Cacos sont tués, et le reste prend la fuite.

·         19 Mai 1920: Benoît Batraville, chef de la résistance des Cacos, est tué au cours d'une attaque par les Marines, près de Las Cahobas.

·         10 Avril 1922: Joseph Louis Borno est élu président.

·         15 Mai 1922: Rentrée en office de Louis Borno, remplaçant Sudre Dartiguenave.

·         27 Juillet 1924: Clôture des Jeux Olympiques de Paris, où Haïti participe pour la première fois, et gagne une médaille d'argent en artillerie.

·         12 Août 1928: Clôture des Jeux Olympiques d'Amsterdam, où Sylvio Cator gagne la médaille d'argent en saut en longueur.

·         1er Novembre 1928: La Gendarmerie change de nom, et devient La Garde d'Haïti.

·         31 Octobre 1929: 215 étudiants de Damien, accompagnés de professeurs haïtiens, organisent une série de manifestations contre les américains, provoquant ainsi les premiers troubles en Haïti depuis près de dix ans. Ces manifestations sont suivies d'une série de grèves.

·         3 Décembre 1929: Mort de Rosalvo Bobo, à Paris. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

·         5 Décembre 1929: La ville des Cayes se revolte contre Borno et l'occupation américaine. Les lignes de téléphone sont coupées, et un affrontement à lieu entre les Marines et les Piquets, au cours duquel 12 Piquets sont tués et 25 sont blessés.

·         28 Février 1930: Arrivée en Haïti de la commission Forbes, envoyee par le président américain Edgar Hoover. Cette commission à pour but d'étudier et d'évaluer la situation en Haïti.

·         15 Mai 1930: Eugène Roy, nommé provisoirement par les américains, remplace Louis Borno à la présidence.

·         14 Octobre 1930: Election du Sénat et de la chambre des députés; les nationalistes remportent la majorité des sièges.

·         18 Novembre 1930: Stenio Vincent est élu président d'Haïti

·         17 Août 1933: Signature d'un traité entre les gouvernements haïtien et américain, stipulant le retour des finances aux haïtiens, signifiant ainsi la fin de l'occupation.

·         5 Juillet 1934: Visite en Haïti de franklin D. Roosevelt, récemment élu président des Etats-Unis, en route vers le canal de Panama.

·         14 Août 1934: Le drapeau américain est officiellement descendu du quartier général.

·         15 Août 1934: Les Marines laissent le territoire haïtien

·         21 Août 1934: Date officielle de la deuxième indépendance Haïti, ou " Désoccupation ".

·         2 Juin 1935: Un comité prépare une nouvelle constitution, permettant à Stenio Vincent de passer un deuxième terme au pouvoir.

·         15 Mai 1936: Stenio Vincent débute son deuxième terme à la présidence.

·         19 Novembre 1936: Horacio Vasquez, président dominicain, signe un traité avec Louis Borno, formalisant le tracé de la frontière haïtiano-dominicaine.

·         2 Octobre 1937: Sous ordre du président Trujillo, l'armée et la police dominicaines tuent entre 15.000 et 20.000 haïtiens près de la frontière, aux environs de la rivière Massacre. La tuerie dure trois jours.

·         4 Décembre 1937: Une centaine de bandits dominicains et haïtiens, menés par Excellent Desrosiers, un exilé haïtien, traversent la frontière et attaquent Thomonde. Ils pillent les casernes et se replient sur Saint Domingue.

·         14 Décembre 1937: Deux cent bandits dominicains et haïtiens, menés par Excellent Desrosiers, un exilé haïtien, traversent la frontière et attaquent Hinche. La Garde les repousse et capture plusieurs blessés dominicains.

·         12 Janvier 1938: Le gouvernement dominicain accepte de payer une indemnité de $750.000 comme dédommagement pour le massacre du 2 octobre 1937.

·         18 Décembre 1938: Vincent, dans un discours prononcé aux Cayes, signale la fin du système de sélection des présidents par plébiscite.

·         29 Octobre 1939: Mort d' Eugène Roy, ancien président d'Haïti, chez lui, à Pétion-Ville. Il reçoit des funérailles nationales.

·         28 Janvier 1941: Le Sénat et la chambre des députés prolongent de cinq ans le mandat de Vincent à la présidence. Certains membres s'abstiennent de voter, parmi lesquels le sénateur Elie Lescot.

·         5 Avril 1941: Elie Lescot, élu par le Sénat et la Chambre, devient président d'Haïti

·         14 Octobre 1941: Lescot élimine le système de préfectures et le remplace par un système de 6 délégués: Au Cap, Cayes, Port de Paix, Gonaïves, Cayes, et Jérémie.

·         8 Décembre 1941: Quelques jours après l'attaque des japonais sur Pearl Harbor, dans l'archipel de Hawaii, Haïti déclare la guerre au Japon.

·         12 Décembre 1941: Les ressortissants allemands et italiens vivant en Haïti sont arrêtés et emprisonnés au Fort National.

·         14 Janvier 1942: Sur demande du président Lescot, la chambre donne à l'exécutif des pouvoirs extraordinaires pour toute la durée de la guerre.

·         28 Juillet 1942: Les Etats-Unis créent les Gardes côtes en Haïti, afin de défendre la région contre une éventuelle attaque allemande.

·         9 Septembre 1943: Création du Corps d'Aviation, avec à sa tête le capitaine G. Edouard Roy, premier aviateur haïtien.

·         14 Avril 1944: L'assemblée Nationale modifie la constitution, allongeant le terme du président de deux ans (le terme original était de 5 ans), et déclare qu'il n'y aura aucune élection pendant la durée de la guerre.

·         11 Janvier 1946: Le président Elie Lescot démissionne, après plusieurs jours de grèves et de démonstrations. Une junte, composée du colonel Lavaud, le major Antoine Levelt, et le major Paul Magloire assume le pouvoir.

·         13 Janvier 1946: Elie Lescot, président démissionnaire, embarque avec sa famille pour le Canada.

·         12 Mai 1946: La Junte organise des élections législatives.

·         16 Août 1946: L'assemblée constitutionnelle tient des élections présidentielles. Dumarsais Estimé est élu.

·         29 Mars 1947: Estimé change le nom de la garde d'Haïti pour l'Armée d'Haïti.

·         26 Décembre 1949: L'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince révèle à Estimé l'existence d'un complot, financé par Trujillo, qui vise à faire des tueurs venant de l'étranger assassiner le Colonel Magloire, le major Prosper (chef de la police), et si possible, Estimé lui-même, et de mettre Port-au-Prince à feu.

·         18 Avril 1950: Le Sénat refuse de ratifier une résolution de la chambre demandant un amendement de la constitution, lequel aurait permit à Estimé de remplir un deuxième terme à la présidence.

·         10 Mai 1950: L'Etat Major, comprenant Lavaud, Levelt, Magloire, et Marcaisse Prosper, demande à Estimé de démissionner. Ce coup d´état est arrivé cinq mois après l´inauguration de l´Exposition Universelle du Bicentenaire de la Capitale, l´une des plus belles réalistions de Dumarsais Estimé. Dumarsais Estimé part pour l´exil ce 10 Mai avec toute sa famille, et s'établit à New York.

·         3 Août 1950: Le gouvernement provisoire annonce que les premières élections présidentielles par suffrage universel auront lieu le 8 octobre. Tout homme âgé de 21 ans ou plus est éligible. Le colonel Magloire démissionne de la junte et annonce sa candidature. Il est remplacé au sein du gouvernement provisoire par Maître Luc Fouché, du Cap.

·         8 Octobre 1950: Les premières élections présidentielles par suffrage universel ont lieu. Officiellement, Magloire reçoit 25,679 votes, ou 99% des voix.

·         6 Décembre 1950: Magloire, âgé de 42 ans, né au Quartier Morin, commence son terme à la présidence.

·         3 Juillet 1951: Naissance de Jean-Claude Duvalier, fils de François Duvalier.

·         20 Juillet 1953: Mort de Dumarsais Estimé, aux Etats-Unis, à l'âge de 53 ans. Paul Magloire fait rapatrier la dépouille du président pour recevoir des funérailles Nationales.

·         1er Janvier 1954: Célébration du tri cinquantenaire de l'indépendance, aux Gonaïves. Le général Levelt reprend la déclaration de Boisrond Tonnerre, et Jean Brière et Jacques Alexis récitent leurs poèmes.

·         2 Janvier 1954: Dans le cadre des célébrations du tri cinquantenaire, la bataille de Vertières est reprise, à son emplacement originel, près du Cap.

·         4 Janvier 1954: Dans le cadre des célébrations du tri cinquantenaire, les statues des Héros de L'Indépendance sont baptisées au Champ de Mars.

·         11 Octobre 1954: Le cyclone Hazel détruit une grande partie de Jérémie, cause de graves dommages au Cayes et fait un millier de morts.

·         27 Janvier 1955: Au cours d'une visite officielle aux Etats Unis, le président Paul Magloire s'adresse au congrès américain.

·         17 Mai 1956: Les élèves des lycées des Cayes et de Jacmel, ainsi que ceux du Lycée Pétion et du Lycée Louverture à Port-au-Prince, organisent des manifestations contre Magloire.

·         6 Décembre 1956: Le président Paul Magloire, au cours d'un message radiodiffusé, annonce sa démission. Cependant, il est remplacé par un gouvernement provisoire dirigé par Magloire lui-même.

·         10 Décembre 1956: Une grève générale commence à Port-au-Prince, en protestation contre la junte militaire de Magloire.

·         12 Décembre 1956: La grève du 10 décembre ne montrant aucun signe d'affaiblissement, Magloire donne sa démission comme président provisoire, et est remplacé par Joseph Nemours Pierre-Louis, un juge Capois. Cependant, Magloire, toujours général de division, s'installe au Quartier Général. La capitale est prise de colère et exige que Magloire s'en aille pour de bon.

·         14 Décembre 1956: Paul Magloire et sa famille embarquent à bord d'un avion de l'Armée d'Haïti pour Kingston. Ils se rendront par la suite à New York.

·         25 Janvier 1957: Une puissante bombe éclate aux portes du palais législatif.

·         1er Février 1957: Les membres du cabinet partisans de Déjoie démissionnent, en protestation contre l'absence totale de Jumelistes au sein du cabinet de Pierre-Louis. Une grève générale débute.

·         4 Février 1957: Nemours Pierre-Louis donne sa démission. Le général Cantave prend la situation en main, et demande á l'Assemblée Constitutionnelle de choisir un successeur à la présidence.

·         7 Février 1957: Frank Sylvain, un supporteur de François Duvalier, est élu président par l'Assemblée Constitutionnelle.

·         2 Avril 1957: Frank Sylvain démissionne, à la suite de la découverte d'une fabrique de bombes à Martissant. Le président est accusé d'avoir été au courant de l'existence de cette fabrique et des divers attentats à la bombe perpétrés contre les divers candidats à la présidence (sauf Duvalier.) Sylvain est mis en résidence surveillée.

·         18 Mai 1957: Durant le Te Deum de la fête du drapeau, un groupe de Fignolistes attaque la cathédrale. La police ouvre le feu sur la foule, faisant deux morts et plusieurs blessés.

·         25 Mai 1957: Encouragé par Louis Déjoie, le colonel Armand décide de prendre contrôle de l'armée. Armand rassemble les troupes qui lui sont fidèles au Champ d'Aviation, annonce sur les ondes de Radio Commerce que Cantave est déposé, et envoie un avion jeter des tracs sur la capitale. Une bataille s'ensuit, à la conclusion de laquelle le coup d'Armand échoue. Monseigneur Augustin, agissant en médiateur, obtient un cessez-le-feu des deux camps, et Daniel Fignolé est nommé président provisoire.

·         26 Mai 1957: Daniel Fignolé commence son terme à la présidence. Une de ses premières actions est de nommer Antoine Kébreau chef de l'armée.

·         14 Juin 1957: Le colonel Kébreau rentre au palais, met Daniel Fignolé aux arrêts, l'envoie en exil à bord d'un avion militaire, et prend le pouvoir.

·         15 Juin 1957: Le gouvernement militaire publie un décret interdisant au commerce de se mettre en grève.

·         16 Juin 1957: Une rumeur court que Fignolé a été exécuté ; ses partisans sortent de La Saline et marchent sur la ville. La foule, surnommée le « rouleau compresseur », marche sur Fort Dimanche, dont les troupes ouvrent le feu. Partout au bas de la ville, de furieuses batailles éclatent. A la fin de la nuit, l'armée regagne le contrôle de la capitale. Le bilan de cette nuit s'élève à plusieurs centaines de morts.

·         3 Juillet 1957: Le gouvernement militaire du général Kebreau fait sortir un décret annonçant que tout crime peut être jugé par un tribunal militaire, autorisant l'armée à pratiquer des fouilles à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et à prendre toute mesure nécessaire à "la restauration de l'ordre". Ce même décret met à la retraite tous les juges du tribunal de cassation.

·         2 Septembre 1957: L'armée d'Haïti interdit à quiconque de porter des vêtements de couleur kaki.

·         20 Septembre 1957: Jumelle rétracte sa candidature à la présidence.

·         22 Septembre 1957: Elections présidentielles, opposant François Duvalier à Louis Déjoie, organisées par l'armée, auxquelles 950,000 haïtiens participent. Le dépouillement officiel du scrutin révèle 679.884 voix en faveur de François Duvalier, et 266.992 voix en faveur de Louis Déjoie.

·         22 Octobre 1957: Prestation de serment de François Duvalier, président d'Haïti. Une nouvelle constitution demande que son terme prenne fin le 15 mai 1963.

·         10 Mars 1958: Duvalier transfère 20 officiers proche de Kébreau vers des villes éloignées de la capitale.

·         12 Mars 1958: François Duvalier nomme le colonel Max Flambert à la tête de l'armée. Kébreau gagne l'ambassade dominicaine et part en exil à Saint-Domingue.

·         28 Juillet 1958: Débarquement à Montrouis d'un groupe d'anciens officiers de l'Armée d'Haïti, dans le but de renverser le gouvernement: Alix « Sonson » Pasquet, Phito Dominique, Henri « Riquet » Perpignant, accompagnés de cinq mercenaires américains. Utilisant l'élément de surprise, les révolutionnaires attaquent et occupent les Casernes Dessalines, et téléphonent au palais, demandant à Duvalier de démissionner. François Duvalier, pensant que les casernes étaient occupées par 300 hommes, se prépare à prendre l'ambassade quand il apprend qu'il n'y en a que huit: Un soldat des casernes, à qui Perpignant a demandé d'aller lui acheter un paquet de cigarettes, a informé le gouvernement. Sur ceux, François Duvalier fait attaquer les casernes, et les putschistes sont sauvagement exécutés.

·         15 Décembre 1958: Duvalier élimine la Maison Militaire et rétablit la Garde Présidentielle, qui reçoit ses ordres directement du président. Le commandant de la Garde Présidentielle est le major Claude Raymond.

·         9 Avril 1959: Six partisans de Déjoie détournent un avion de la COHATA en provenance des Cayes sur Santiago de Cuba.

·         11 Avril 1959: Clément Jumelle, malade, à l'abri à l'ambassade de Cuba, meurt.

·         12 Avril 1959: Une voiture de police arrête le cortège funéraire de Clément Jumelle, saisit le cercueil, l'amène à Saint-Marc, et enterre la dépouille au cimetière du portail Montrouis.

·         24 Mai 1959: François Duvalier subit un arrêt cardiaque, et reste dans le coma pendant neuf heures. Il restera au lit jusqu'à l'été. Clément Barbot prend le gouvernement en charge pendant cette période.

·         15 Juin 1959: Dix-sept personnes sont blessées ou tuées lors d'un attentat à la bombe au casino.

·         21 Juin 1959: Une aile des Casernes Dessalines est complètement détruite par un incendie, vraisemblablement criminel.

·         12 Août 1959: Dans la soirée, au large du Cap des Irois, un voiler est abordé par un bateau à moteur en provenance de Baracoa, à Cuba. Un commando de 30 cubains, commandés par Henri d'Anton, un allié de Déjoie, prend commande du voilier.

·         13 Août 1959: Le voilier abordé la veille par le commando d'Henri Danton débarque aux Irois. Le commando gagne le Massif du Sud. Recevant la nouvelle de l'invasion, Clément Barbot, assumant le pouvoir à la place d'un Duvalier malade, offre un récompense de 500 gourdes pour chaque envahisseur tué. Un bataillon des casernes se rend à Jérémie, accompagnés de Marines, présents en Haïti à cette époque pour entraîner les Forces Armées d'Haïti. Les envahisseurs sont vaincus et tués.

·         3 Septembre 1959: Mort de Sténio Vincent, à Pétion Ville.

·         14 Juillet 1960: Clément Barbot, homme de confiance du président, qui avait pris en charge le gouvernement lors de la crise cardiaque de François Duvalier, est mis aux arrêts, alors qu'il revenait de l'ambassade de France où se tenait une soirée commémorative de la prise de la Bastille. Barbot est emprisonné à Fort Dimanche, où il restera pendant seize mois.

·         16 Août 1960: Le gouvernement expulse deux pères français: Père Joseph Marrec, curé de Saint-Marc pendant 30 ans, et Père Etienne Grienenberger, curé de Saint Martial. L'Archevêque, Monseigneur François Poirier, demande que le pays entier prie pour les deux prêtres.

·         18 Août 1960: Durant une réunion de prière à la cathédrale de Port-au-Prince pour les prêtres Grienenberger et Marrec, Clement Barbot et un groupe de Tontons Macoutes rentrent à la cathédrale, battent les fidèles et font 60 arrestations.

·         22 Novembre 1960: A l'aube, Duvalier fait arrêter Archevêque de Port-au-Prince, Monseigneur François Poirier, et le met à bord d'un avion en direction de Miami, avant même qu'il ait eu le temps de s'habiller.

·         10 Janvier 1961: Monseigneur Rémy Augustin, seul évêque haïtien de l'époque, est arrêté et emprisonné à Fort Dimanche. Quelques jours plus tard, il sera envoyé en exil à New York. Cet affront vaudra à Duvalier d'être excommunié par l'Eglise Catholique.

·         30 Avril 1961: Duvalier organise des élections législatives. Tous les candidats sont des duvalieristes.

·         9 Mai 1961: Le gouvernement annonce que lors des élections législatives du 30 avril, le peuple a voté, par 1.320.748 voix à 0, que Duvalier commence un deuxième terme de 6 ans le 22 mai 1961.

·         22 Novembre 1963: John F. Kennedy, ennemi du gouvernement de Duvalier, est assassiné à Dallas. Le palais national célèbre au champagne.

·         14 Avril 1963: Duvalier, ayant appris qu'un groupe de colonels des Forces Armées d'Haïti fomente un complot contre lui, arrête Charles Turnier, et le fait torturer toute la nuit. Turnier est exécuté le lendemain, et son corps est exposé dans la cour du palais pendant une semaine. Pendant les dix jours qui suivent, Duvalier révoque 69 officiers des FAdH.

·         26 Avril 1963: Le chauffeur et les deux gardes du corps de deux enfants de Duvalier, Simone et Jean-Claude, sont tués devant le Collège Bird, alors que les enfants allaient à l'école. Cette attaque provoque des centaines d'arrestations et d'emprisonnements à Fort Dimanche. De nombreuses victimes ne sortiront jamais de prison. Suspectant que de l'attentat a été perpétré par le colonel François Benoît, Duvalier fait tuer toute la famille de ce dernier. Apprenant que Benoît est à la chancellerie de la République Dominicaine, les macoutes envahissent l'établissement, mais ne trouvent pas Benoît, qui était en fait à la résidence de l'ambassadeur. C'est la première fois depuis 1915 que le sol d'une ambassade étrangère est violé en Haïti.

·         21 Mai 1963: Les hommes de Clément Barbot font exploser des bombes au Lycée Pétion et au Collège St. Pierre.

·         14 Juillet 1963: Clément Barbot, son frère Harry, et plusieurs partisans sont découverts à Cazeau. Les forces du gouvernement, comprenant Gracia Jacques, Eloïs Maître, et Luc Désir, attaquent le repaire des rebelles et les exécutent.

·         18 Juillet 1963: Un groupe de Port-au-Princiens, menés par Hector Riobé, combat les forces du gouvernement à Kenskoff, tuant 100 soldats. Riobé se suicide afin d'éviter d'être capturé.

·         22 Septembre 1963: Cantave attaque les casernes de Ouanaminthe. L'attaque échoue. Duvalier fait couper la tête d'un des assaillants, Blücher Philogenes, la mettre dans une boite à glace et l'expédier au palais.

·         15 Février 1964: Duvalier expulse l'ordre des Jésuites dans son entier, ferme la Villa Manrèse à Turgeau, et élimine la paroisse jésuite du Quartier Morin.

·         1er Avril 1964: Duvalier se proclame président à vie.

·         23 Avril 1964: Duvalier fait expulser Monseigneur Alfred Voegli, évêque de l'église Episcopale depuis 1943.

·         21 juin 1964: Consécration, par le père Albert Dorélien, du nouveau drapeau haïtien. Celui-ci est composé de deux bandes verticales, une noire et une rouge, avec le noir près du mat.

·         5 Août 1964: Un groupe de 13 jérémiens, commandés par Guste Villedrouin, débarquent à Dame-Marie, et marche en direction de Port-au-Prince. ce groupe, appelé Jeune Haïti, se battra pendant 83 jours contre les forces du gouvernement.

·         26 Octobre 1964: Dernière bataille de Jeune Haïti contre le gouvernement, à Ravine Roche, près de l'Asile. Les derniers survivants du groupe, Guste Villedrouin, Roger Rigaud, et Réginald Jourdan, sont tués, leurs têtes coupées et expédiés à Duvalier. Dans les jours qui suivent, Duvalier fait tuer des familles entières à Jérémie.

·         12 Novembre 1964: Deux membres de Jeune Haïti, Louis Drouin et Marcel Numa, sont conduits au cimetière de Port-au-Prince et fusillés publiquement. L'exécution est télédiffusée.

·         24 Avril 1966: Visite de Haile Selassie, empereur d'Ethiopie, et de sa sœur, la princesse Sophia Dhesta.

·         15 Août 1966: Le Vatican reprend ses relations avec Haïti, l'excommunication de Duvalier est levée, et un Nonce Apostolique, Monseigneur M. J. Lemieux, est installé à Port-au-Prince. François Wolff Ligondé est nommé archevêque Haïti

·         8 Juin 1967: Le général Gérard Constant, commandant des FAdH, le Colonel Max Dominique, gendre de François Duvalier, et 17 autres officiers sont convoqués au Palais National vers minuit. Après deux heures d'attente, les 19 officiers sont accompagnés par Duvalier à Fort Dimanche, où les attendent 19 autres officiers aux arrêts, tous amis de Max Dominique. Les officiers amenés par Duvalier sont forcés d'exécuter leurs 19 amis.

·         9 Juin 1967: Après les évènements de la nuit précédente, à peu près 100 personnes gagnent les ambassades d'Amérique Latine.

·         1er Août 1967: Duvalier révoque le droit d'asile en Haïti.

·         20 Mai 1968: Une force d'invasion de 35 hommes débarque au Cap à bord de deux avions en provenance des Bahamas. Les rebelles contrôlent le terrain d'aviation pendant deux jours, mais leur renforts n'arrivent pas, leur bateau ayant coulé. La plupart des putschistes sont arrêtés ou tués.

·         24 Avril 1970: Octave Cayard, commandant des gardes cotes, ouvre le feu sur le palais, à partir de navires placés près de Bizoton. Ne recevant pas l'appui escompté, Cayard et le reste des gardes cotes prennent le large vers Guantanamo, Cuba.

·         22 Janvier 1971: François Duvalier, souffrant du cœur et de la prostate, annonce que son fils Jean-Claude le remplacera à la présidence.

·         22 Février 1971: François Duvalier demande au peuple haïtien, par plébiscite, s'il veut que Jean-Claude Duvalier succède à son père. Le choix est ratifié ; le compte officiel des voix est 2.391.916 voix pour, 0 contre.

·         21 Avril 1971: Mort de François Duvalier, à l'age de 64 ans. Son fils Jean-Claude, âgé de 19 ans, lui succède au pouvoir.

·         1er Juillet 1969: Nelson Rockefeller, envoyé du président américain Richard Nixon, Visite Haïti.

·         16 Août 1969: François Duvalier expulse tous les pères enseignants du collège Saint Martial, les accusant de prêcher une doctrine communiste.

·         24 Avril 1971: François Duvalier est enterré. Pour l'occasion, Guy Durosier chante à la cathédrale.

·         22 Avril 1971: Prestation de serment de Jean-Claude Duvalier.

·         21 Octobre 1974: Mort d'Elie Lescot, chez lui, à Laboule.

·         27 Mai 1980: Mariage de Jean-Claude Duvalier et de Michele Bennett. Cette alliance du fils de François Duvalier et d'une mulâtresse aliène les duvaliéristes de l'ancienne garde, qui se sentent trahis.

·         9 Janvier 1982: Débarquement à la Tortue d'un groupe de putschistes, menés par Bernard Sansaricq. Après plusieurs jours de combat, les forces du gouvernement, menées par Henry Namphy et Williams Régala, repoussent les rebelles. Ceux qui n'arrivent pas à se sauver sont tués.

·         31 Janvier 1983: Naissance de François Nicolas Jean-Claude Duvalier, fils de Jean-Claude et Michele Duvalier.

·         9 Mars 1983: Visite du Pape Jean-Paul II en Haïti. Dans son allocution au peuple, le pontife déclare « Il faut que les choses changent . »

·         28 Janvier 1986: Une émeute éclate au Cap. L'entrepôt de la CARE (Cooperative for Assistance and Relief Everywhere, Inc.) est pillé, et une statue de François Duvalier est renversée.

·         31 Janvier 1986: En réponse aux rumeurs qu'il va abandonner le pouvoir, Jean-Claude Duvalier se rend à Radio Nationale, et dans une adresse radiodiffusée, déclare « Nou kanpe rèd kon ke makak ».

·         7 Février 1986: A 3h47 du matin, un avion de l'armée américaine laisse Haïti avec Jean-Claude et Michele Duvalier, accompagnés de 22 parents et amis. L'avion fait escale à Porto Rico, puis amène ses passagers en France, où ils ont obtenu asile.

·         7 Février 1986: A 8h00, dans un message télévisé, le Lieutenant Général Henri Namphy annonce le départ de Jean-Claude Duvalier et la composition du Conseil National du Gouvernement, ou CNG: Henri Namphy, président ; Colonel Williams Régala, membre ; Colonel Max Valles, membre ; Ingénieur Alix Cinéas, membre ; Maître Gérard Gourgue, membre ; Colonel Prosper Avril, conseiller.

·         26 Avril 1986: Une foule de plusieurs centaines de personnes marche pacifiquement sur Fort Dimanche, avec à sa tête le père Jean-Bertrand Aristide. Une fois la foule arrivée à proximité du fort, le commandant Isidore Pognon ouvre le feu, utilisant des mitrailleuses placées sur le toit du fort, faisant six morts et une cinquantaine de blessés.

·         29 Mars 1987: Cinquante pour cent de l'électorat haïtien participe aux élections demandant la ratification d'une nouvelle constitution. Cette dernière est approuvée par 99% des votants.

·         23 Juillet 1987: Un groupe de paysans s'appelant Tèt Ansanm est attaqué par d'anciens miliciens près de Jean-Raphaël, pendant une marche réclamant la restitution de terres volées. Les attaquants tuent 300 personnes.

·         23 Août 1987: Tentative ratée d'assassiner Jean-Bertrand Aristide, près de Pont Samedi, alors qu'il revenait du Nord.

·         29 Novembre 1987: Premières élections présidentielles de l'après-Duvalier. Tôt le matin, un bureau de vote à Turgeau est attaqué par un groupe d'assaillants armés de mitraillettes et de manchettes. Vingt personnes, parmi lesquelles des journalistes, sont tuées, et plusieurs autres sont blessées. Henri Namphy, dans un message télévisé, élimine le Conseil Electoral provisoire, et reporte les élections, qui seront cette fois organisées par l'armée, au 17 Janvier 1988.

·         17 Janvier 1988: Elections présidentielles, organisées par l'armée, et boycottées par la majorité de l'électorat et les principaux candidats. Leslie Manigat est élu. Il sera renversé par l'armée et exilé en République Dominicaine après seulement deux mois.

·         19 Juin 1988: Henri namphy envoie le président Leslie Manigat en exil.

·         11 Septembre 1988: Pendant que le Père Aristide célébrait la messe à l'église de Saint-Jean Bosco, un groupe d'anciens miliciens envahissent l'église, tuent une douzaine de fidèles, et mettent le feu à l'édifice. Une semaine plus tard, un putsch au sein de l'armée envoie Namphy en exil à Saint Domingue et met Prosper Avril au pouvoir.

·         5 Mars 1990: Au cours d'une démonstration contre Prosper Avril à Petit Gôave, l'armée abat une fillette de 11 ans. Cet acte entraîne la chute d'Avril, 5 jours plus tard.

·         10 Mars 1990: Prosper Avril abandonne le pouvoir. Le général Hérard Abraham gouverne dans l'intérim.

·         12 Mars 1990: Prosper Avril laisse le pays pour Miami, à bord d'un avion de l'armée américaine.

·         13 Mars 1990: Erta Pascale Trouillot, juge de la Cour de cassation, prête serment comme président provisoire. Erta Pascale Trouillot est le premier chef d'état femme d'Haïti.

·         18 Octobre 1990: Jean-Bertrand Aristide annonce sa candidature à la présidence. Il devient le candidat du FNCD, remplaçant ainsi Victor Benoît.

·         16 Décembre 1990: Elections présidentielles, auxquelles assistent l'ex-président américain Jimmy Carter, l'Organisation des Etats Americains, et les Nations Unies. Les principaux candidats sont Jean-Bertrand Aristide et Marc Bazin. Jean-Bertrand Aristide gagne, obtenant 67% des voix.

·         6 Janvier 1991: Roger Lafontant et un groupe de macoutes arrêtent Erta Pascale Trouillot, saisissent le palais et la Télévision Nationale. Lafontant monte à Télé Nationale et annonce sur les ondes qu'il a pris le pouvoir.

·         7 Janvier 1991: L'armée, fidèle au gouvernement provisoire d'Erta Pascale Trouillot, arrête Roger Lafontant et l'enferme au pénitencier National avec 15 complices. De nombreux macoutes sont déchouqués. L'ancienne cathédrale de Port-au-Prince est incendiée.

·         7 Février 1991: Jean-Bertrand Aristide, élu président, prête serment. Au cours de son discours d'inauguration, il met six officiers de l'état major à la retraite, et nomme Raoul Cédras chef de l'armée.

·         23 Septembre 1991: Le Président Jean-Bertand Aristide s'adresse aux Nations Unies. Au Cours de son discours, Aristide souligne que les riches sont responsables de la misère des pauvres.

·         27 Septembre 1991: Jean-Bertrand Aristide revient d'un voyage aux Etats-Unis, au cours duquel il s'adressa aux Nations Unies. A son retour, Aristide fait un discours au cours duquel il demande aux riches de réinvestir dans le pays; l'élite économique haïtienne se sent menacée..

·         29 Septembre 1991: Un coup d'état est monté au sein de l'armée, par Raoul Cédras, Roger Biambi, et Michel François. Sylvio Claude est tué aux Cayes ; Roger Lafontant est tué au Pénitencier National. Aristide est exilé à Caracas. Quelques jours plus tard, l'armée installe le juge Joseph Nerette au pouvoir. Celui-ci choisit Jean-Jacques Honorat comme Premier ministre.

·         7 Octobre 1991: L'armée d'Haïti installe le juge Joseph Nérette comme président provisoire.

·         11 Octobre 1991: Cent-mille haïtiens participent à une marche à New York en faveur du retour de Jean-Bertrand Aristide au pouvoir.

·         8 Juin 1993: Marc Bazin, Premier Ministre de la junte militaire, donne sa démission.

·         23 Juin 1993: Après la production d'un rapport dénonçant les violations des Droits de l'Homme par l'armée d'Haïti, les Nations Unies renforcent l'embargo contre la junte militaire.

·         27 Juin 1993: Aristide et Cédras se trouvent tous les deux à Governor's Island, dans la baie de New York, mais ne se rencontrent pas. Un médiateur des Nations Unies fait la navette entre les deux camps, et arrive à un accord, fixant la date du retour d'Aristide en Haïti au 30 octobre.

·         11 Septembre 1993: Au cours d'une messe au Sacré Cœur commémorant le massacre de Saint-Jean Bosco, un groupe de macoutes rentrent à l'église, prennent Antoine Ismery, et l'exécutent dans la rue.

·         11 Octobre 1993: Le Harlan County, premier navire d'une force de sécurité américaine devançant le retour d'Aristide en Haïti, arrive en face de la rade de Port-au-Prince. Toto Constant, chef du FRAPH (Front pour l'Avancement du Progrès en Haïti) et employé de la CIA, accompagné d'une centaine de membres du FRAPH, manifestent sur la rade, avec armes et pancartes affichant des slogans anti-américains et anti-Aristide. Le Harlan County fait demi-tour et laisse les eaux territoriales haïtiennes.

·         25 Juin 1994: Suspension du service aérien entre Haïti et l'Amérique du Nord, dans le cadre de l'embargo contre la junte de Cédras et Michel François.

·         18 Septembre 1994: Jimmy Carter, le sénateur Sam Nunn, et le général Colin Powell arrivent à un accord avec Cédras, fixant le retour d'Aristide au 15 octobre, évitant ainsi un affrontement militaire entre HHeiHles Etats-Unis et Haïti.

·         19 Septembre 1994: Arrivée d 'une force d'intervention américaine en Haïti, préparant le retour au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide.

·         4 Octobre 1994: Les forces américaines envahissent le quartier général du FRAPH (Front pour l'Avancement du Progrès en Haïti.)

·         15 Octobre 1994: Jean-Bertrand Aristide retourne en Haïti, après trois ans d'exil.

·         31 Mars 1995: L'armée américaine cède le contrôle de la force d'intervention aux Nations Unies. Pour l'occasion, le président haïtien Bill Clinton visite Haïti.

·         15 Octobre 1995: Le vice-président américain Al Gore visite Haïti. Le même jour, le premier ministre Smark Michel, mécontent du manque de progrès vers la privatisation des entreprises de l'état, donne sa démission.

·         17 Décembre 1995: Des élections présidentielles sont tenues. René Préval est élu avec 88% des voix.

·         1996 : Fin du mandat du président. Un de ses proches, René Préval, lui succède à la tête du pays

·         2000 : Des élections législatives aux résultats contestés ouvrent une crise politique. Jean Bertrand Aristide est à nouveau élu président lors d'un scrutin boycotté par l'opposition.

·         2001: Une mystérieuse attaque armée du palais présidentiel, présenté par les autorités comme une tentative de coup d'Etat, fait 13 morts à Port-au-Prince en décembre. Représailles contre l'opposition.

·         2002 : Les troubles continuent malgré le vote d'une résolution de l'Organisation des Etats Américains, qui prévoit des élections en 2003.

·         18 novembre 2002 : La journée du 18 novembre a marqué le 199e anniversaire de la bataille de Vertières. Dans son discours, le chef de l'Etat Jean Bertrand Aristide a dénoncé le comportement des grandes puissances qui, selon lui, continuent à perpétuer le système esclavagiste contre Haïti. Il a également critiqué la politique de la communauté internationale à l'endroit des petits pays qui consisterait à les maintenir dans la misère et la pauvreté.

·         17 décembre 2002 : L'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CBS, le 17 décembre 2002, a déclaré que le pays vivait une situation alarmante. Il a demandé au président actuel d'abandonner le pouvoir pour le bien du peuple haïtien. Il a également indiqué qu'à la première occasion favorable, il rentrerait au pays.

·         2003 : Recrudescence des violences perpétrées par des bandes armées soutenant le président Aristide. Les manifestations se multiplient pour réclamer une démission du chef de l'Etat. 36 morts et 85 blessés dans la région des Gonaïves (nord-ouest).

·         13 janvier 2003 : Plusieurs étudiants ont participé ce lundi 13 janvier 2003 à une marche pacifique organisée en signe de protestation contre le lâche assassinat d'Eric Pierre. Les manifestants ont réclamé l'arrestation des bandits qui ont commis ce forfait. Rappelons que la victime, âgée de 25 ans, était en 3e année d'étude à la Faculté de Médecine. Il a été tué par balles, très tôt dans la matinée du 8 janvier 2003.

·         15 janvier 2003 : Ce mercredi 15 janvier 2003 marque la fin du délai accordé au pouvoir par le groupe des 184 organisations de la société civile. Il avait été accordé à l'Exécutif pour prendre des mesures concrètes en vue de la résolution de la crise. Jusqu'à présent, rien n'a été fait par le pouvoir en ce sens, estime cette organisation. Le groupe des 184 est en consultation pour décider de la suite à donner à son mouvement.

·         15 janvier 2003 : Le taux du dollar américain a encore augmenté. Ce mercredi 15 janvier 2003, on a besoin de 41 gourdes pour acheter la monnaie américaine. Le taux a ainsi atteint le record de 720 %.

·         Octobre 2003 : Le président Jean-Bertrand Aristide a résolu de fêter le 200e anniversaire d'Haïti en frappant un grand coup. Il réclame de la France le remboursement de la dette que le petit pays a dû payer à son ex-métropole après la révolte -- victorieuse -- de ses esclaves. Incapable de résoudre la crise qui perdure depuis sa réélection, le président a trouvé dans l'ancienne puissance coloniale à la fois l'explication de la misère du peuple et sa solution

·         14 novembre 2003 : Plusieurs personnes ont été blessées par des jets de pierre le vendredi 14 novembre dans le centre de Port-au-Prince alors que débutait une manifestation organisée par des représentants de la société civile, appuyés par l’opposition au régime du président Jean Bertrand Aristide. La veille, une étudiante de 21 ans a été tuée par balle aux Gonaïves, à environ 170 km au nord de Port-au-Prince, lors de la dispersion d’une manifestation anti-gouvernementale par la police.<br>Le mouvement de protestation de ce vendredi 14 novembre éternisé par « le groupe des 184 », rassemblement de représentants de la société civile et de chefs d’entreprise.

·         Le 17 novembre 2003 : Le pouvoir a adressé un appel à l’unité à l’ensemble de la population haïtienne à l’occasion du bicentenaire de la Bataille de Vertières, le 18 novembre 2003. Les membres du patronat ont annoncé qu’ils ne participaient pas aux cérémonies officielles. Ils exigent la libération de leurs membres et sympathisants arrêtés le vendredi 14 novembre par la police.

·         17 novembre 2003 : L’ambassadeur américain en Haïti, M. James B. Foley, a annoncé qu’il ne participerait à la célébration de la Bataille de Vertières, le 18 novembre 2003 au Cap-Haïtien. Cette décision est motivée par le comportement jugé inacceptable des membres d’organisation populaires pro-lavalas et de la police, le vendredi 14 novembre au Champ de Mars.

·         18 novembre 2003 : Cérémonies du Bicentenaire de Vertières

·         5 décembre 2003 : Des membres d’OP pro-lavalas, munis d’armes à feu, de pierres, de frondes et de bâtons, ont attaqué des étudiants de l’Institut national de gestion, d’administration et de hautes études internationales (INAGHEI) et de la faculté des Sciences humaines, dans l’enceinte de leur établissement respectif, à la rue Christophe, ce vendredi 5 décembre. Journalistes, professeurs, même le recteur de l’Université d’État, M. Pierre Marie Paquiot, n’ont pas été épargnés par les partisans lavalas. Plusieurs étudiants ont été blessés par balles.

·         11 décembre 2003 : Plusieurs dizaines de milliers de personnes, étudiants, écoliers, professeurs, artistes, membres de la société civile, militants des droits humains, syndicalistes, leaders politiques, ont gagné les rues de la capitale, ce jeudi 11 décembre, pour réclamer le départ du président Aristide du pouvoir. La marche a duré plusieurs heures, en présence d’agents de la police très critiqués par les protestataires. À proximité du palais national, les policiers ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l’air pour faire reculer les manifestants.

·         16 décembre 2003 : Le département d’Etat américain invite les responsables haïtiens à ne plus réprimer les manifestations « légitimes et pacifiques » qui se tiennent dans le pays. Dans un communiqué daté du 15 décembre 2003, le porte-parole Richard Boucher a indiqué que Washington déplorait la dispersion violente des mouvements de protestation de l’opposition qui réclame le départ du président Jean Bertrand Aristide.

·         16 décembre 2003 : Le parti au pouvoir, Lafanmi Lavalas, a mis fin le mardi 116 décembre à son deuxième congrès national, qui s’est tenu dans la zone métropolitaine du 14 au 16 décembre 2003. Par ailleurs, ce 16 décembre a marqué le 13e anniversaire des présidentielles qui ont conduit Jean Bertrand Aristide au Palais national pour un premier mandat. Plusieurs partisans du régime ont pris part aux festivités pour témoigner leur attachement à leur chef historique, le président Jean Bertrand Aristide très contesté ces derniers temps.

·         16 décembre 2003 : L’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, M. Guy Alexandre, a remis sa lettre de démission au gouvernement d’Aristide pour manifester son désaccord face aux derniers actes de violence commis par les partisans du pouvoir sur les opposants. Le diplomate est le 3e dignitaire à se retirer du pouvoir, après la ministre de l’Éducation Mme Marie Carmel Paul-Austin et le directeur général du ministère de la Santé publique, le docteur Pierre Emile Charles, en moins de quinze jours.

·         16 décembre 2003 : Le directeur général du ministère de la Santé publique, le docteur Pierre Emile Charles, a rendu son tablier en début de semaine en signe de protestation contre les pratiques dites barbares du régime. Le numéro 2 du ministère a condamné l’attaque violente perpétrée par des membres d’organisations populaires pro-lavalas contre les étudiants de l’INAGHEI et de la faculté des Sciences humaines, le 5 décembre dernier.

·         17 décembre 2003 : Trois étudiants haïtiens ont été blessés par balles le 17 décembre par des partisans armés du pouvoir à Port-au-Prince où la police a empêché la tenue de trois manifestations pour réclamer la démission du président Jean Bertand Aristide en utilisant des gaz lacrymogènes.

·         Le 1er janvier 2004 : Le président Jean-Bertrand Aristide lance une campagne demandant à la France, à titre de remboursement, 21 milliards de dollars, il estime que cette somme correspond aux 90 millions de francs payés par Haïti à l'ancienne puissance coloniale en échange de son indépendance.

·         Le 1er janvier 2004 : Les cérémonies de commémoration du Bicentenaire de l'indépendance sont accompagnées de manifestations de l'opposition réclamant le départ d'Aristide.

·         Le 5 février 2004: Des milices armées s'insurgent et prennent Gonaïves. La communauté internationale, emmenée par la France et les Etat-Unis, présente un plan de sortie de crise, prévoyant le maintien du président Aristide. Tandis que les rebelles armés continuent leur progression vers la capitale, l'opposition haïtienne rejette la proposition de Paris.

·         Le 27 février 2004: Les rebelles sont aux portes de la capitale. Le 28 au 29 février, sous la pression et avec la complicité des Français et des Américains, président Jean Bertrand Aristide prend la fuite pour Bangui (Centrafrique), le 29 février2004.

·         2004: Prise de fonctions du président par intérim de la République d'Haïti, M. Boniface Alexandre, l'ONU approuve le déploiement d'une force internationale pour désarmer les milices et tenter de rétablir l'état de droit à Haïti.

·         2006: René Carcia Préval, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle après un accord entre le gouvernement intérimaire et la commission électorale.

·         2010: Un séisme d’une magnitude de 7,0 à 7,3 survenu le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes à Port-au-Prince et ses environs. Son épicentre est situé approximativement à 25 km de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Une douzaine de secousses secondaires de magnitude s’étalant entre 5,0 et 5,9 ont été enregistrées dans les heures qui ont suivi. Un second tremblement de terre d’une magnitude de 6,1 est survenu le 20 janvier 2010 à 6 heures 3 minutes, heure locale. Son hypocentre est situé approximativement à 59 km à l’ouest de Port-au-Prince, et à moins de 10 kilomètres sous la surface. Le premier tremblement de terre a causé de nombreuses victimes, morts et blessés. En date du 9 février 2010, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des communications, confirme un bilan (provisoire) de 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. L'Institut géologique américain avait annoncé le 24 janvier avoir enregistré 52 répliques d'une magnitude supérieure ou égale à 4,5.A ce jour 211 rescapés ont été extraits des décombres.

·         Le 4 avril 2011 : Michel Martelly a été élu président.